mercredi 16 mars 2016

Une sale affaire

Une sale affaire
Una brutta faccenda
Marco Vichi
Philippe Rey, 2016
Traduit par Nathalie Bauer



En mars 2015 je faisais connaissance du commissaire Bordelli; un policier comme finalement on les aime, pas un super héros, un être humain privilégiant l'amitié fidèle avec des potes au passé chargé et prenant sous son aile Piras, le fils d'un camarade de combat.

On retrouve donc Rosa, l'ex prostituée masseuse et accueillante, Toto le cuisinier et Botta le cambrioleur.
"La prison, c'est terminé pour Botta... définitivement terminé.
- Tu comptes arrêter de crocheter les serrures?
- Non, commissaire, je veux arrêter de me faire pincer."

Fliquer les prostituées, les faussaires et les petits malandrins, c'est moyennement son truc, et dans ce volume, plus que dans le précédent, il va être servi. Le meurtre d'un petit délinquant parfois indic, s'étant trouvé au mauvais endroit au mauvais moment, et d'une fillette dans un parc, le mènent à d'épuisantes enquêtes : pas d'indices, pas de suspects, ses nuits traversées de rêves lourds. Une autre fillette est retrouvée morte, il doit stopper la série, mais comment? Ses recherches lui feront retrouver un de ses amis ("Il était plutôt petit, mais son regard valait vingt centimètres de hauteur") et côtoyer une organisation traquant les criminels de guerre nazis (nous sommes en 1964).

Une histoire peut-être plus sombre, même si Bordelli et Piras croiseront de jolies brunes, dans ce polar classique sans détails gore, sans courses poursuite (Bordelli conduit une vieille Coccinelle ), où l'on se sent finalement presque comme chez soi.

Les avis de Gwen,

28 commentaires:

  1. Quand je disais que le choix ne manquait pas dans ce registre-là !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Et puis l'Italie ça me change!Question cuisine, là, pas de souci comme avec Erlendur. ^_^

      Supprimer
  2. Oui, le confort a du bon, mais parfois, il peut devenir ennuyeux aussi. Il faut dire qu'avec tous les "commissaires" hauts en couleurs de la littérature (et notamment le succulent Montalbano) Bordelli est cerné par les rivaux...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Il faudrait bien que je retrouve Montalbani, tiens... La série Bordelli est déjà assez longue en Italie, là on commence à traduire.

      Supprimer
  3. j'aime bien lire les commentaires sur lez polars , et j'adore cette conclusion "on se sent presque chez soi" , dans mon club quand ces dames partent sur leurs inspecteurs préférés on sent comme si elles faisaient partie de "La famille" et moi j'écoute cela avec ravissement,( Genre de propos "tu ne trouves pas que sa belle fille est un peu sans cœur" "oui mais il faut dire aussi qu'il ne l'écoute jamais" je crois me souvenir qu'il s'agissait de l'inspecteur Brunetti)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Brunetti, oui là aussi on est plongé dans la famille; je comprends qu'on en discute comme de ses proches voisins... Tiens, Bordelli pourrait plaire à tes dames, il y a une ambiance intéressante et pas de méchants détails sanglants.

      Supprimer
  4. Réponses
    1. Tu sais, avec une Coccinelle de l'époque... Mais ça peut se faire en courant aussi, les poursuites.

      Supprimer
  5. Du polar classique, c'est pas trop mon truc.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'aime bien les ambiances, justement. Mais merci, je sais que tu n'es pas trop polar (à part McBain, et là tu es totalement pardonné)

      Supprimer
  6. Titre très convenu, et l'on s'y sent chez soi ? J'aime mieux les polars qui bousculent, durs et glacials, vous pas ?
    Mais on se sent vite chez soi avec un policier bien connu, vous avez raison ;-)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Le titre est une traduction (assez banale, oui) mais j'aime bien l'ambiance générale qui ne joue pas avec les nerfs du lecteur, et des personnages qui ont quand même de la chair.

      Supprimer
  7. Mon genre de polar en somme :-)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Voilà! Un polar où le policier ne trouve pas tout tout de suite, où la tension ne monte pas artificiellement, etc.

      Supprimer
  8. Il conduit une Coccinelle ! C'est comme le commissaire Charitos et sa vieille Mirafiori adorée ! Bon, je crois que le premier numéro de cette série vient de paraître en poche. Intéressant !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Allons bon, je ne connais pas Charitos! (ah oui Markaris, oui, un jour un jour...). Exact, sortie en poche!

      Supprimer
  9. Il vient de sortir ? je suis bien tentée ! Après les polars nordiques, malien, grecs, j'ai bien envie de découvrir les polars italiens ! en plus, j'ai regardé plusieurs docu sur la traque des nazis, ça m'intéresse...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. En 1964 il y avait encore plein de nazis à traquer... Quant aux polars italiens, il semble y en avoir plein, et de qualité, mais il faut qu'ils soient traduits.

      Supprimer
  10. Ah oui la couv' m'évoquait bien Bordelli ! Bon ma lecture fut moyennement convaincante, je peux apprécier les romans d'ambiance côté polar mais à petites doses. Je préfère quand ça palpite quand même un peu.;-)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ici moins d'ambiances sympas avec les potes, comme dans le 1, mais quand même deux enquêtes enchevêtrées. Dont on ne connaît pas le coupable très vite.

      Supprimer
  11. Italie, rythme tranquille en Coccinelle, polar classique : ça me tente bien.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Entre deux pavés très denses, ça le fait!

      Supprimer
  12. Un polar sous le ciel brûlant d'Italie, ça changera du froid !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Après Indridason, l'Islande et sa raie faisandée à la graisse de mouton (si!), l'Italie et sa cuisine changent aussi agréablement.

      Supprimer
  13. Je n'ai lu qu'un seul roman italien mais un polar pourquoi pas. Ca ne sera pas celui-ci, mais le premier volet vient d'arriver à ma bibli, aussi je note ! (ah la raie faisandée d'Erlendur!)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Beurk! Avec les trucs mongols, c'est à rayer de ma carte!
      A ta bibli? mais c'est très bien! Tu verras, l’enquête à proprement parler n'est pas trépidante, mais il y a toute une ambiance autour. Dans le second, l'enquête prend plus le pas sur le reste.

      Supprimer
  14. J'ai un ami qui vend sa coccinelle jaune décapotable : elle me plait cette voiture, je m'y vois... et mon garagiste qui répare les vieilles DS : ça me fait fantasmer...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. La vraie Coccinelle, mas celle qui est ressortie, j'espère! Quant aux DS... Je rêve, mais ma Clio fait le job, alors...

      Supprimer

Bon, peut-être votre commentaire n'apparaîtra-t-il pas? Passez à Anonyme, ça marche très bien, j'en fais autant avec quelques blogs, sans trop comprendre le pourquoi du comment du 'bug'. Merci !