jeudi 24 mars 2011

Récits de la cabane abandonnée



http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/1/3/8/9782876580831.jpgRécits de la cabane abandonnée
Grey Owl
Souffles, 2010
 
 
La présentation de l'éditeur
Ouvrage
En 1935, lorsqu’il entame la rédaction des Récits de la cabane abandonnée, Grey Owl est garde forestier dans le parc national canadien de Prince Albert dans le Saskatchewan. Il a établi là-bas sa petite colonie de castors. Dès cette époque, il est une légende, acclamé à l’échelon international comme grand naturaliste, auteur à succès, orateur charismatique et porte-parole respecté des autochtones. Ses livres, ainsi que plusieurs films, le mettant en vedette avec ses castors, ont contribué non seulement à promouvoir son message sur la préservation de la nature, mais à rendre célèbres l’auteur et sa cabane de Beaver Lodge. Des centaines de personnes viennent lui rendre visite chaque été.
C’est donc avec un peu de nostalgie qu’il revient sur ses années heureuses de vie dans le Grand Nord. Dans ses Récits de la cabane abandonnée, il y évoque dans le détail, ses années passées de trappe, de chasse sur les pistes de la forêt boréale puis sa conversion à la cause animale. Mais son livre exprime surtout un véritable cri d’alarme pour un milieu naturel et des traditions qu’il pressent menacés. Son plaidoyer en faveur des animaux sauvages demeure l’un des plus touchants jamais livrés.
Dans cet ouvrage Grey Owl nous fait la démonstration que ce pionnier de la conservation était aussi un visionnaire.
« N’oubliez pas que vous faites partie de la Nature, mais qu’elle ne vous appartient pas.» Grey Owl.

Auteur
Grey Owl (1888-1938), trappeur indien au Canada pendant près de vingt ans, prend un jour conscience de la monstruosité de son activité et décide de devenir l’ami des bêtes. Pour assurer sa subsistance, il s’essaye à l’écriture. C’est très vite le succès. Articles et livres sur la nature et sur la conservation de la forêt, de la faune et de la culture autochtone se succèdent. Personnage fascinant et visionnaire, Grey Owl fut le premier à réveiller les consciences quant aux enjeux écologiques.
 
Ma lecture
Comme au départ Grey Owl m'était totalement inconnu, je suppose qu'il en est de même pour mes lecteurs, donc j'ai copié collé carrément la présentation de l'éditeur et proposé ci-dessous des liens utiles.
Déployant des ruses de sioux ojibways, j'ai mis la main sur un exemplaire du récit, paru chez Boivin en 1949, qui prenait la poussière dans le magasin jeunesse de ma bibliothèque.
 
Et je me suis régalée!
 
Il s'agit de courts récits où Grey Owl évoque sa vie de trappeur dans le Nord canadien, agrémentés de photos anciennnes en noir et blanc.
 
Ce qui frappe, c'est la fluidité et la beauté du style de Grey Owl, puis son humilité, son humour. Il sait nous décrire ses rencontres avec un mystérieux poursuivant nocturne, des indiens dans un campement, des loups, un vieux sage, Red Landreville et la folle méthode de chasse au lapin, conter l'histoire d'un arbre au cours des siècles et son expérience de la terrible "Mort blanche", philosopher avec vivacité sur confort et détresse dans ces contrées où l'imprudence peut conduire à la mort...
 
"A quelque distance du rivage, comme d'un même accord, nous laissâmes s'arrêter nos pirogues, saisis par la beauté sauvage de ce lieu. Le soleil rougeoyant disparaissait à demi déjà derrière le rempart sombre des forêts. En rangs épais, à l'infini, se pressaient les légions noires des sapins dont les masses allaient se confondre avec l'obscurité des montagnes, envahies déjà par la nuit.
Un couple de plongeons, au poitrail d'un blanc étincelant, nageait nonchalamment au mmilieu d'une eau si calme qu'elle semblait un vide transparent où ils eussent flotté dans l'air. Avec lenteur, les minces colonnes de fumée montaient des teepees clairsemés pour s'étendre comme un voile au-dessus du village. Bientôt la lune se leva, pâle, et qui paraissait toute proche. Devant son disque lumineux, un seul pin noir se silhouettait. Un hibou jeta son cri, une fois, on ne sait où..."
 
"Pouvais-je me trouver à plaindre, bien que je fusse seul avec ma petite étincelle de feu au milieu de cette Solitude toute blanche, et sans bornes?"
 
Cette existence de trappeur chasseur cessera à la suite de son évolution personnelle, et dans Ambassadeur des bêtes (prochainement sur ce blog) on le retrouvera en protecteur de la nature non chasseur.
 
D'autres infos chez la librairie les cinq continents (avec une video à découvrir!!!),  l'avis de canelkili, la biographie de Grey Owl sur wikipedia (en fait il était anglais et se nommait Archibald Belaney), voir aussi la feuille charbinoise,et emmyne pour L'arbre (une partie de La cabane abandonnée)
 
Challenge nature writing
http://img.over-blog.com/300x196/1/93/46/69/images2/logonaturewriting1.jpg

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Hélène Il y a 2 ans


Mais comment fais-tu pour dénicher de telles pépites ???? Ce récit là me fait penser à 'Smoke bellew" de Jack London, un régal... Bon, ben obligée, je note !!!



moustafette Il y a 2 ans


Un joli titre très évocateur !



Aifelle Il y a 2 ans


Encore un auteur inconnu à rajouter, mais il attendra son tour ce monsieur, çà se bouscule au portillon. Ta copine Foalfolie en présente un aujourd'hui qui va lui passer devant



Océane Il y a 2 ans


Effectivement inconnu et merci pour cette découverte, au fait j'ai (enfin) fini un bouquin pour ce challenge, un Jack London !



Suzanne Il y a 2 ans


Il fut un temps où Owl était plus connu jusqu'au jour où fut révélé sa véritable identité. (aucunement amérindien mais anglais de race blanche) Cependant, son respect de la nature, au yeux des
amérindiens lui a redonné plus belle figure.



Folfaerie Il y a 2 ans


J'avais effectivement présebté sur mon blog une bio de Grey Owl, contente que tu aies également aimé le pesonnage. C'est son évolution qui m'a plu : adieu la chasse, il devint un ardent défenseur
de la nature.


Pour rebondir sur le commentaire de Suzanne, lorsque sa véritable identité fut dévoilée, les Amérindiens ne furent pas surpris car ils l'avaient démasqué depuis longtemps mais avaient choisi de
ne rien dire...



Papillon Il y a 2 ans


Que c'est tentant, que c'est tentant, que c'est tentant !!!!! Même la photo de la couverure me fait envie : c'est la cabane dont je rêve depuis toujours !



Lou Il y a 2 ans


ça a l'air bien mais je dois dire que j'ai plus de mal que toi avec le nature writing... je retiens quand même le titre, qui m'intrigue !



Suzanne Il y a 2 ans


Je cite Folfaerie: «Pour rebondir sur le commentaire de Suzanne, lorsque sa véritable identité fut dévoilée, les Amérindiens ne furent pas surpris car ils l'avaient démasqué depuis longtemps mais
avaient choisi de ne rien dire...»


Euh pas vraiment choisi mais tout simplement par respect envers l'homme qui a comprit le sacré de la Terre-Mère et ce même s'il n'était pas amérindien. ;-) 



Sabbio Il y a 2 ans


Je suis conquise par un tel homme, un tel cheminement... je note!



Marie Il y a 2 ans


Je note ce titre bien sûr ! Tu as su me rendre accro aux récits type "Nature writing"...   ;-)






Le Papou Il y a 2 ans


J'en ai déjà deux dans ma LAL, un de plus ou de moins, puff puff !Noté





Le Papou



Manu Il y a 2 ans


Voilà un homme bien !



Choco Il y a 2 ans


Tu sais que je n'aime pas tes billets du jeudi... Tu sais bien en plus que Grey m'ouvrait les bras quand j'avais encore un métier qui me le faisait cotoyer tous les jours...



Choco Il y a 2 ans


Ouais on y croit... !



Gwenaelle Il y a 2 ans


Tiens, j'avais raté ce post! Après avoir lu avec délice Indian Creek, mes rêves de cabanes ne peuvent pas rester tranquille devant ce titre si évocateur. Mais comment déniches-tu de tels
ouvrages, Keisha? Tu as un bâton de sourcier? ;-)



Dominique Il y a 2 ans


ah je ris en lisant ton bille, figures toi que j'ai ce livre en deux exemplaires (mais pas encore lus) je le connaissais depuis ma lecture de Burroughs et introuvable, donc achat sur un site de
livre d'occasion, qq jours après réédition des livres de Owl


Je vais pouvoir le lire 2 fois   je lis uniquement la fin du billet juste pour me dire que je vais me faire
plaisir



Choco Il y a 2 ans


Pour le moment oui, c'est le but... pas envie de changer de vie tous les ans...



**Fleur** Il y a 2 ans


On vient de me souffler qu'il existe un film avec Pierce Brosnan du même nom. A défaut de lire le livre dans l'immédiat, je pourrai toujours regarder le DVD...



Yv Il y a 2 ans


Ca te va bien avec les livres sur la pêche à la mouche et autres histoires de la nature.



A_girl_from_earth Il y a 2 ans


Tu sais que j'ai failli embarquer Le gang de la clé à molette aujourd'hui lors d'un passage à la bib', mais il était un peu épais pour mon sac, et comme il pleuvait des cordes, du coup ce sera
pour la prochaine fois. Il y aura un peu de Nature writing sur mon blog cette année, foi de moi!



keisha Il y a 2 ans


@ A girl from earth


"Il pleuvait des cordes"? A Paris? C'est sur quell planète? Ici grand soleil l'après midi, pas une goutte d'eau...


Bon, j'accepte les prétextes, mais tu n'y couperas pas. Ah que j'aimerais que dans ton (futur) billet, tu dises "mais comment ai-je pu me priver de ce truc là!"



**Fleur** Il y a 2 ans


Oui j'ai été aussi surprise que toi pour le film !  Le pire c'est que je ne me souvenais même pas qu'on avait ce
film à la maison...J'ai donc déjà dû le voir mais je ne m'en souviens pas, ça sera l'occasion de le revoir maintenant que tu en parles.



keisha Il y a 2 ans


@ ** Fleur**


Bon, Pierce Brosnan n'est pas désagréable à regarder. Et pour ce que j'en sais, la vie de Grey Owl doit être
passionante!

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