lundi 17 mai 2021

Bel canto

(je suis restée sur blogger, je suis désolée d'avoir mis en route des annonces, mais on ne sait jamais...)(je préviendrai dès que blogger m'agace!)

 Son dernier livre paru me fait beaucoup envie, mais en attendant j'ai fait sortir de sa réserve Bel canto, datant de 2001, et dont je fais un coup de coeur. Oldies but goldies.

 


Bel canto

Ann Patchett

Rivages, 2002

Traduit par Oristelle Bonis

 Couverture : Diego Rivera, May Day Moscow, 1928

 Histoire d'inciter M; Hosokawa, prospère industriel japonais, à investir dans son pays situé quelque part en Amérique latine, le président lui offre un magnifique cadeau d'anniversaire : un concert avec Roxane Cross, chanteuse d'opéra américaine dont il est un fan absolu. Le concert se déroule à la résidence du vice-président, avec des invités triés sur le volet.

Pas de temps pour les bis éventuels, la demeure est envahie par dix-huit guérilleros aux revendications à géométrie variable au fil du temps, leur objectif premier étant d'enlever le président, hélas absent pour une raison plutôt désopilante.

Que faire alors? Après libération d'une partie des otages, restent 39 hommes et une femme, Roxane; un négociateur de la Croix rouge se charge des contacts et de l'alimentation, car cette prise d'otages va durer ... des mois!

Dès la page 25 le lecteur sait que tous les terroristes perdront la vie. Mais j'ai fini par l'oublier tellement c'était prenant, tellement certains se sont révélés attachants. De même parmi les otages, joueront un grand rôle Roxane et ses interprétations à couper le souffle, le vice président, un prêtre, M. Hokasawa et Gen, son interprète multilingue demandé de partout pour traduire.

C'est absolument passionnant de découvrir comment au fil du temps la situation va évoluer. Des moments sidérants, inattendus. A découvrir.

Ce roman s'inspire d'événements réels, survenus au Pérou en 1996.

Avis babelio 

samedi 15 mai 2021

Nouvelles imprévues, je sais!

 Ce matin je découvre trois mails de blogger

Le premier intitulé "Votre article Tupinilandia a été supprimé'

Dont voici la copie

     Bonjour,

     Comme vous le savez peut-être, notre règlement de la communauté 
(https://blogger.com/go/contentpolicy) décrit les types de contenus 
autorisés et non autorisés sur Blogger. Votre article 
intitulé "Tupinilândia" nous a été signalé pour être examiné. Nous avons 
déterminé qu'il enfreint notre règlement et l'avons donc supprimé (ancienne 
URL : http://enlisantenvoyageant.blogspot.com/2021/02/tupinilandia.html).

     Pourquoi l'article de votre blog a-t-il été supprimé ?
     Votre contenu a enfreint le règlement sur les logiciels malveillants et 
les virus. Pour en savoir plus, consultez la page du règlement de la 
communauté, incluse via un lien dans cet e-mail.

Nous vous invitons à passer en revue l'intégralité des articles de votre 
blog afin de vous assurer qu'ils sont bien en conformité avec nos normes. 
En effet, en cas de nouvel incident, votre blog sera purement et simplement 
clôturé.

     Pour en savoir plus, veuillez consulter les ressources suivantes :

Conditions d'utilisation : https://www.blogger.com/go/terms
Règlement de la communauté Blogger : https://blogger.com/go/contentpolicy

Cordialement,

L'équipe Blogger

 Même type de mail pour :

Auteurs d'Amérique latine

et

 Elle n'en pense pas un mot.

En attendant que blogger ne supprime mon blog (si ça les amuse), je vais penser à déménager, ça tombe bien, la météo est parfaite pour m'y lancer.

Voici donc mon nouveau blog à noter; merci!

http://enlisantenvoyageant.hautetfort.com/

Edit :  Scoop ! mes trois billets sont rétablis! 

Bon, je garde blogger (pour l'instant) et mets sous le coude le blog hautetfort...


jeudi 13 mai 2021

Autant en emporte le vent


 Autant en emporte le vent

Gone with the wind

Margaret Mitchell

Gallmeister, 2020

Traduit par Josette Chicheportiche

Allez, on part en Géorgie avant et après la guerre de Sécession? Bien sûr que vous avez sans doute lu cette mythique histoire, les amours de Scarlett O'Hara la belle du sud (Taratata!) aux yeux verts, avec Rhett Butler (argh), Ashley et Melanie comme personnages inoubliables. Bien sûr que votre cœur a palpité en visionnant le film! Sachez si vous l'ignorez qu'Olivia de Haviland, qui jouait Melanie est décédée en juillet 2020 à l'âge de 104 ans.

Gallmeister propose ces 1400 pages (reviens, G.) en deux volumes totem précédés d'une biographie de l'auteur (née à Atlanta en 1900, et ça se sent que la ville est chère à son coeur) et de quelques événements en relation avec le thème des droits des afro-américains. La traduction est toute nouvelle.

Alors, fallait-il ressortir ce roman? Sachant que le film est "régulièrement accusé de faire la promotion de l'époque où le Sud des États-Unis était esclavagiste en présentant une version romantique et très édulcorée de cette période. Alors que les États-Unis sont en plein cœur de débats sur le racisme suite à la mort de George Floyd, tué lors d'un contrôle de police, la plate-forme de streaming HBO Max a décidé de retirer l'œuvre de son catalogue."

J'ai donc décidé de me lancer en scrutant certains détails, et c'est vrai, Margaret Mitchell y va fort quand même dans la promotion du sud et le 'c'était quand même pas mal avant d'affranchir les esclaves' ou 'notre pauvre sud a été mis à terre mais on se relève en gardant nos valeurs'. Opinions d'ailleurs dans la tête ou la bouche de Scarlett et de certains personnages. Souvent choquantes.

J'ai aussi redécouvert des faits sur le Ku Klux Klan (quoi!)

Et la traduction? Fluide, ça se lit tout seul. J'ai englouti ce gros roman quasiment d'une traite. En ayant oublié les images du film et donc en me créant les miennes au fur et à mesure. En attendant avec impatience certaines scènes, en redécouvrant d'autres passages totalement oubliés. J'ai découvert que Mamma n'est plus Mamma, mais Mammy, comme dans la version originale. J'avoue d'ailleurs avoir lu cette version originale.

Juste un exemple de la traduction du parler de Mammy, controversée auparavant car le traducteur avait enlevé les 'r'. 

"Young misses whut frowns an pushes out dey chins an' says 'Ah will' and 'Ah woan' mos gener'ly doan ketch husbands" prophesied Mammy gloomily. "Young misses should cas' down dey eyes an' say, 'Well, suh, Ah mout' an' 'jes'  as you say, suh'"

Ce qui donne maintenant

Les p'tites mam'zelles qui froncent les sourcils et qu'avancent le menton et pis qui disent 'J'veux' et 'J'veux pas', en général, elles attrapent pas de maris, prophétisait Mummy d'un air sombre. Les p'tites mam'zelles, les doivent baisser les yeux et dire 'Bien, m'sieur, je l'ferai' et 'Juste comme vous dites, m'sieur".






lundi 10 mai 2021

Par une mer basse et tranquille


 Par une mer basse et tranquille

Donal Ryan

Albin Michel, 2021

Traduit par Marie Hermet


Voici pour moi l'occasion de découvrir un nouvel auteur pourtant bien connu sur les blogs, qui emporte son lecteur bien loin des terres irlandaises, du moins au début.

Médecin syrien, Farouk fuit son pays avec sa famille, pour une traversée de tous les dangers vers l'Europe.

En Irlande (oui quand même) vit Lampy un jeune homme gentil  qui n'a pas osé réaliser ses rêves de départ, a vu sa petite amie le quitter, vit avec son grand père aux blagues parfois lourdes et sa mère qui le couve. Son job dans une maison de retraite ne le passionne pas. Sympathique et débrouillard quand même.

Puis le mystérieux John se confesse, un vieil homme marqué par la mort de son frère, et dévoilant toutes les mauvaises actions de sa vie.

Trois parties qui pourraient être des nouvelles indépendantes, racontées dans une belle écriture prenante et maîtrisée. On ne peut que se laisser entraîner et découvrir l'intérieur des personnages, leurs pensées, leurs rêves, leurs espoirs.

Dans une dernière partie, les trois héros sont reliés, mais finalement pour moi ce n'était pas tellement nécessaire, c'est beau et bouleversant bien sûr mais les histoires étaient assez complètes avant.

Avis : babelio,


 

 

jeudi 6 mai 2021

Maintenant que j'ai 50 ans


 Maintenant que j'ai 50 ans

Bulbul Sharma

Philippe Picquier, 2011

Traduction de Mélanie Besnel 


Le titre et de bons avis, voilà le prétexte pour partir en Inde. Avec des femmes de 50 ans, on l'aura deviné, pour la plupart mariées, le célibat étant considéré comme une catastrophe par la famille. Ces femmes appartiennent à un milieu aisé, maison confortable et assez grande pour accueillir généralement une belle-mère plus ou moins terrible et despote. Le rôle de la femme est de rendre la vie facile à son mari, être aux petits soins pour lui, quitte à le manipuler un peu ou être son esclave. Pas beaucoup de liberté, le chauffeur est là pour les déplacements.

Alors un jour, à cinquante ans, c'est le moment de la réflexion, voire du changement. 

Fort réussies et variées, ces nouvelles d'une vingtaine de pages environ ont l'art de plonger le lecteur directement dans une histoire, de le conduire aisément dans la vie d'une de ces femmes, puis de le laisser (à regret, je l'avoue) sur les mêmes rails ou vers une libération (quoique pas question de jeter les saris par dessus les moulins). Pour terminer, j'ajouterai qu'un humour de bon aloi traverse les pages.

Avis babelio, lectures sans frontières, le libriosaure, jérôme,

Et je participe ainsi à Mai en nouvelles 

   chez la nuit je mens et hop sous la couette