vendredi 20 novembre 2015

Aborigènes

Aborigènes
avec les derniers nomades d'Australie
Eddie Mittelette
Transboreal, 2015



La présentation de l'auteur sur le site de l'éditeur est parfaite (je la découvre après avoir terminé ce récit...) car elle montre bien qu'Eddie Mittelette en a sous la pédale question Australie et ne s'est pas lancé comme ça en 2010 puis 2013 à vélo dans l'ouest australien pour rencontrer les Martu et vivre quelques mois avec eux. Fasciné par le récit de l'expédition Peasley en 1977 destinée à récupérer un couple d'Aborigènes en plein désert (les derniers à vivre ainsi?) et champion de boomerang (j'ignorais qu'il existait des compétitions internationales), il désire passer du temps avec certains des habitants du désert et séjourne avec la tribu Martu, dont il nous fait découvrir la vie, entre modernisme et tradition. L'on sent parfaitement son respect lucide à l'égard des personnes rencontrées. Il ne nous impose pas des pages et des pages arides sur leur histoire et leurs façons de vivre, leurs problèmes de santé par exemple et les spoliations dont ils ont été victimes, mais il en dit juste assez, au lecteur d'aller plus loin en compulsant l'abondante bibliographie (et une bibliographie commentée, ça c'est excellent!)(et même filmographie et discographie commentée, une vraie mine!)

J'ai dévoré ce récit, qui a trouvé le juste équilibre en longueur, je viens de le signaler, non dénué d'humour et bourré quand même d'informations sur la faune et la flore, en plus du récit de rencontres personnelles fortes.

Des artistes contemporains
Tableau de Maureen Poulson Napangardi (http://www.jgmart.co.uk/maureen-poulson-napangardi/)
Tableau de Clifford Possum Tchapaltjarri, Rock Wallaby Dreaming (http://www.aborigene.fr/products?field_artiste_value=Clifford%20Possum%20Tjapaltjarri&field_couleur_value=)

Le Kiwirrkurra Band, qui "possède deux particularités, et non des moindres: être le groupe le plus isolé au monde et interpréter ses chansons dans le dialecte (pintupi) le plus ancien encore parlé sur terre (depuis environ quarante-cinq mille ans). A la croisée du rock et du reggae."
(remarquer le ballon ovale de footy)
Un grand merci à Marc Alaux qui devine que mes voyages avec Transboreal sont toujours  réussis!

38 commentaires:

  1. Intéressant au plus haut point ce livre. Noté !

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    1. Une bonne pioche Transboréal! (et en rodant en librairie j'en ai repéré d'autres, mais calmons nous)

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  2. Un dialecte qui a quarante-cinq mille ans, ça fait rêver... Depuis l'apparition de l'homo sapiens ?
    Sinon, je comprends que tu aies besoin de partir le plus loin possible en ce moment...

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    1. Ces Aborigènes sont là depuis longtemps...
      Partir en lecture? Oh non, pas que, j'ai lu en parallèle cet Aborigènes, et celui de Abnousse Shalmani (billet précédent) de vendredi à lundi dernier.

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    1. Je t'approuve! Tu connais ces éditions, c'est du bon!

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  4. Avec Transboréal on est rarement déçu !

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    1. Même si au départ je ne savais pas à quoi m'attendre, j'ai fait confiance et j'ai eu raison (mais j'ai repéré d'autres titres!)

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  5. je part bientôt pour l'Australie aussi ;) , juste le temps de revenir à vélo ( encore) de l'Asie :)

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    1. Attends attends, tu parles d'un titre où ils vont en vélo de l'Australie à chez nous en passant par l'Asie? Oh celui là me plairait aussi (et puis celui sur la route du thé, et puis et puis...) Hier en librairie j'ai dû me calmer un peu!

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  6. on peut, sans doute, lire ce livre sous la lumière de "homo sapiens" qui date le début du déclin de l'équilibre de la nature par la découverte de l'agriculture , les aborigènes sont donc les rares survivants des cueilleur chasseurs . Je note ce livre merci

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    1. Les aborigènes (maîtrisant bien la connaissance des directions des vents ^_^) mettaient le feu à la brousse, historie de mieux chasser, et de plus cela ne faisait pas de mal à la flore ensuite. Oui, un rapport à la nature exceptionnel (il en allait de leur survie, remarque)

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  7. Transboréal ou pas je ne suis pas fan de l'Australie, tout ça c'est la faute à Bryson avec toutes ses bestioles venimeuses chez nos voisins du dessous
    Trêve de plaisanterie je le lirai certainement quand il arrivera dans ma médiathèque

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    1. Garanti sans bestioles trop méchantes (mais certaines sont originales). Ma foi c'est comme partout, les animaux, tu leur fiches la paix, ils fuient ou se cachent. La seule crainte de notre voyageur ce fut le chameau en rut... ^_^

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    1. Remarque, avec Transboreal, le risque de voyage raté est quasi nul!

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  9. que de beaux voyages avec Transboréal! pour l'Australie il y a aussi Chatwin

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    1. Exact!D'ailleurs l'auteur en parle dans sa bibliographie (et de Kenneth Cook aussi ^_^)
      Pour Chatwin, je n'ai lu que en Patagonie (qui mérite lecture aussi)

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  10. ton billet est alléchant, oh oui !

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  11. En fait on pourrait tout lire Transborréal les yeux fermés (enfin, je me comprends). Voilà encore un voyage culturel des plus intéressants ! Noté pour une envie de faire un tour par là-bas.:-)

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    1. Je te comprends...^_^
      J'en ai repéré d'autres jeudi en librairie, mais ai dû me dire "calme toi, Jeannette", je venais d'acheter Ulysse (Joyce, on se fait une LC mouarf) et cinq Barbara Pym...

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  12. Je prends ! Je ne connais quasiment rien de l'Australie et des Aborigènes, ce serait une bonne occasion.

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    1. Une façon parfaite de prendre contact! Bien sûr j'avais lu Cook et Bryson, mais c'est un autre angle ici...

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  13. Il me tente beaucoup ! Surtout s'il est bourré d'humour ! D'ailleurs, j'ai envie de relire les voisins d'en dessous de Bryson qui parle un peu des arborigènes me semble-t-il mais pas spécifiquement...

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    1. Bryson parle de l'Australie en général, à me souvenir (mais les bouquins de Bryson sont à lire, c'est sûr).
      Pour Aborigènes, je ne dirais pas 'bourré d'humour', mais il y en a assez pour rendre le tout plaisant au bon moment. Il y a aussi des passages plus émouvants.

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    2. Oui, tu as raison, il parle de l'Australie dans son ensemble. Et j'ai oublié de rajouter que j'aimais beaucoup leur art géométrique...

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    3. J'ai bien sûr fait exprès de donner des exemples (parfois c'est réellement pointilliste!) et il y a un rapport avec les rêves (bon, pas leurs rêves à eux, mais des trucs traditionnels venus du passé). Les œuvres sont contemporaines, et la vidéo donne une bonne idée du bush, telle que je l'imagine après lecture...

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  14. Et bien je découvre cette musique en ce jour de la Sainte Cécile patronne des musiciens
    Vive le Kiwirrkurra Band,

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    1. Exact, et il y en a d'autres cités en discographie. Mais là l'ambiance évoquait bien celle du livre, pour les paysages.

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  15. J'ai découvert ce milieu dans les polars de Arthur Uppfield et de son inspecteur métis Napoléon Bonaparte. Très différent évidemment du témoignage dont tu parles mais très documenté pourtant ! Un régal!

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    1. Ha mais c'est que j'aime beaucoup ce Napoléon là! Tiens oui, je pourrais en lire d'autres...

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  16. Un livre qui a l'air passionnant !

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    1. Tout à fait, c'est relativement court, mais complet, à nous d'aller plus loin...

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  17. Une bonne entrée en matière donc !

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    1. Exactement! Jusqu'ici je n'avais lu que des romans ou des nouvelles se passant en Australie (passons vite sur un récit sans doute un peu arrangé, lu il y a des années)

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  18. Encore un pour me plaire. Et tu ne fais rien pour qu'on l'évite.

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    1. Nous sommes deux trois blogueuses (à ma connaissance) fans de ces éditions et de ces voyages, alors on met le paquet!

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Ce coup ci, je remets la modération des commentaires, espérant ainsi vous éviter de devoir cocher au hasard des photos floutées!
Dites-moi si ça vous arrive encore, merci!