samedi 14 juin 2008

Evelina



Evelina
Fanny Burney


José Corti Domaine romantique

Je cite la quatrième de couverture (on devient paresseux !)

  Publié anonymement en 1778, le premier roman de Fanny Burney Evelina suscita aussitôt l’engouement du public anglais, puisqu’il connut en un an quatre éditions successives. La critique unanime (Burke et S. Johnson en particulier), salua en elle l’héritière de Richardson et de Fielding, et souligna surtout ses dons pour la comédie, la verve de ses dialogues et son aptitude à brosser une galerie de portraits d’excentriques au langage savoureusement contrasté : une servante d’auberge à la vulgarité flamboyante, dont l’extraordinaire jargon s’oppose à la langue châtiée des aristocrates qu’elle prétend imiter ; les petits boutiquiers de la Cité dont l’avarice et les manières démentent les mêmes prétentions à l’élégance ; le duo d’un fat entiché de mode et d’une coquette alanguie ; la brutalité d’un capitaine de marine dont les farces s’inscrivent dans la meilleure tradition d’un roman picaresque ; les sarcasmes perpétuels d’une "bas-bleu" qui offensent le code de réserve féminine en vigueur à l’époque.
     Fanny Burney emprunte la forme épistolaire des grandes œuvres de Richardson pour nous raconter l’entrée d’une jeune provinciale de dix-sept ans dans la haute société londonienne. L’intrigue progresse d’incidents cocasses en menues catastrophes, jusqu’au terme de ce voyage initiatique où l’amour et l’estime triomphent du préjugé de classe. On reconnaît là le thème auquel Jane Austen donnera une éclatante illustration dans Orgueil et préjugés quelque trente ans plus tard. Outre l’intrigue, on retrouvera chez la géniale disciple de Fanny Burney (à laquelle elle rendra hommage dans Northanger Abbey), cet art du dialogue, cette ironie feutrée et brillante qui nous font comprendre aujourd’hui pourquoi Mme de Staël vit en l’auteur d’Evelina "la première femme d’Angleterre". Fin de citation.


    En 1987 j'avais déjà lu cette oeuvre de Fanny Burney, et en VO ! Rétrospectivement je n'en reviens pas car ce n'était pas une lecture facile, en particulier à cause de certains dialogues. En français, c'est très fluide.
Jane Austen admirait Fanny Burney, inutile donc de discuter la nécessité de relire Evelina !  Mais tout de même Jane est  supérieure à Fanny (forcément).
Voici un extrait de Northanger Abbey
Oh! ce n'est qu'un roman! réplique la jeune personne, an laissant tomber son livre avec une indifférence affectée ou quelque honte. Ce n'est que Cécilia, ou Camilla, ...
Il manque seulement Evelina.
    Evelina a été abandonnée par son père et élevée à la campagne par le Révérend Mr. Villars. Elle a l'occasion d'accompagner à Londres des amis, les Mirvan, d'y rencontrer lord Orville (dont elle s'éprend), sir Clement Willoughby, qui lui fait la cour, Mme Duval,sa grand'mère remariée en France,  etc ... Bien sûr à la fin elle épouse lord Orville. Ce n'est pas un spoiler, mais dans la logique de ce type de roman. Une fin heureuse fait partie du contrat, et, osons le dire, du plaisir et du délassement recherchés ...
    Roman épistolaire à première vue, mais en fait Evelina est presque la seule à s'exprimer.
Lecture agréable, sauf pendant les démêlés de Madame Duval et Monsieur Du Bois avec le capitaine Mirvan et sir Clement Willoughby. Peut être était-ce une habitude de l'époque d'intercaler des épisodes "burlesques", j'ai retrouvé cela dans Camilla,  du même auteur. Des pages et des pages avec des disputes et des grossièretés qui n'apportent pas grand'chose à l'intrigue, c'est lassant. Et on se demande avec Evelina pourquoi Madame Duval s'obstine à demeurer avec des personnes qui l'injurient alors que rien ne l'y oblige !


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Allie Il y a 5 ans
J'ai aimé ce roman pour l'aspect historique et la vision sur la société de l'époque, mais j'ai plus de mal avec le burelesque... Et donc avec les parties (fort nombreuses) où se chamaillent Mme Duval et le Capitaine...
keisha Il y a 5 ans

Tout à fait d'accord ! C'est en cela que Jane Austen est supérieure ...


canthilde Il y a 4 ans
J'ai l'intention de le lire très prochainement. J'apprécie assez le burlesque façon XVIIIe, alors je n'ai aucune crainte à avoir !
keisha Il y a 4 ans


Curieusement ce côté burlesque assez outré m'avait moins frappée à première lecture. Mais c'est une lecture agréable et intéressante. L'héroïne est attachante.
Bonne lecture !



Schlabaya Il y a 4 ans
Je le lirais avec plaisir à l'occasion, je me souviens en effet que Jane Austen l'aimait bien.
keisha Il y a 4 ans


Elle est de cette époque; son roman a quelques défauts que l'on ne trouve pas chez Jane Austen (Jane is the best de toute façon) mais se laisse lire et de toute
façon j'aime cette littérature... A découvrir à l'occasion, comme tu le dis.

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