lundi 29 septembre 2008

De Niro's game



De Niro's Game
Rawi Hage



Denoël, 2008



Bassam et Georges, alias De Niro, sont amis d'enfance. Ils ont grandi à Beyrouth, Georges est attiré par la milice chrétienne et finit par s'y enrôler, Bassam travaille au port et rêve de partir à l'étranger. Leur quotidien est fait de vols, traffics en tous genres. Les armes s'achètent comme des petits pains. La drogue circule. De temps en temps une bombe explose. Les israéliens approchent de la ville. Les filles et les femmes sont plutôt inaccessibles. Petit à petit l'amitié de Georges et Bassam prend du plomb dans l'aile.

"Une bombe venait de tomber dans la ruelle voisine. J'entendais des gens hurler ; un fleuve de sang devait déjà couler. J'ai attendu ; la règle, c'était d'attendre la deuxième bombe. Comme les américains du Midwest qui visitent Paris, elles allaient toujours par deux. La seconde est tombée. Je suis sorti de l'appartement sans me presser."

Bassam le narrateur  décrit son quotidien souvent étouffant et très très noir de façon détachée, partant parfois dans de longues phrases baroques (bravo à la traductrice Sophie Voillot) . Une histoire qui secoue.

Merci à Violaine de Chez les filles de m'avoir proposé cette lecture. C'est bien agréable pour une lectrice vorace de recevoir un livre et encore plus de découvrir une histoire et un auteur réellement intéressants.

D'autre avis chez Yv , Kathel, Karine , Fashion, Hamnessa , Liliba, et j'en oublie ... car ce livre à été envoyé à de nombreuses blogeuses (et même blogueurs).


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sybilline Il y a 4 ans
J'aime ta façon de dire ton avis sur ce livre sans le dire tout en le disant...
keisha Il y a 4 ans


En fait après une lecture plutôt romanesque voire même un peu "girly", à savoir "Jane Austen et moi", j'ai entamé ce livre et l'ai lu en deux jours. Brusque
changement d'ambiance donc, et en plus j'ai écrit l'article à chaud. Sueur, sang, larmes, sexe, mort, torture, le tout porté par une écriture qui m'a fait passer sur le détails trop durs. Pas de
tendresse, seule émerge vraiment la figure féminine de Nabila la tante de Georges. J'aurais aussi dû ajouter que j'ai aimé la dernière partie quand l'auteur utilise les images de la révolution
française et des campagnes de Napoléon dans sa narration. Même si on ne sait pas trop pourquoi et comment évolue Bassam avant de lire la fin.
Et voilà qu'à froid je sais mieux en parler de ce livre ... Moralité : laisser décanter !



Manu Il y a 4 ans
Je le commence ;-)
keisha Il y a 4 ans


J'espère qu'il te plaira ; je ne regrette pas de l'avoir lu, mais me suis dirigée ensuite vers une lecture tout autre : une enquête en Gaule au premier
siècle.



liliba Il y a 4 ans
Merci de ta visite, me voici donc en retour pour aller fouiner un peu sur ton blog...
keisha Il y a 4 ans


Bienvenue ici ; je vais bientôt prendre le temps de te rendre une visite plus approfondie.



Karine :) Il y a 4 ans
J'ai en effet eu besoin de laisser décanter... si j'ai aimé la lecture, le livre m'a hantée pendant quelques nuits, après!!
keisha Il y a 4 ans


Cela se lit bien, le style est vraiment surprenant, mais l'histoire et certains détails sont durs.



sybilline Il y a 4 ans
Si tu regardes mon blog, tu y verras ta récompense ;)
keisha Il y a 4 ans


Sybilline, je suis quasiment débordée, là . Tu sais déjà que j'aime aussi ton blog :) Je réfléchis encore ...



Liyah Il y a 4 ans
Vas faire un petit tour sur ce lien, Keisha :-)
keisha Il y a 4 ans


Merci Liyah, j'aime ton blog depuis un bout de temps tu le sais ; je vais réféchir !



sylvie Il y a 4 ans
j'ai passé mon tour pour cette fois, moins vorace que toi ;)
keisha Il y a 4 ans


Hum, je crois que j'ai un problème avec les livres, c'est grave docteur ? En fait j'ai été en manque toute mon enfance ...
Mais je pense que j'aurais aussi passé si le livre ne m'avait pas attirée.

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