mardi 11 septembre 2012

Le poisson et le bananier

Le poisson et le bananier
Une fabuleuse histoire de la traduction 
Is that a fish in your ear?
David Bellos
Flammarion,2012








Encore une fois c'est A Girl from earth qui m'a aiguillée sur une pépite!

"Que font réellement les traducteurs? Combien y a-t'il de modes différents du traduire? (phrase assez  incompréhensible, j'ai dû mal recopier, mais n'ai plus l'exemplaire) Qu'est-ce que les emplois de cette mystérieuse capacité nous apprennent sur les sociétés humaines d'hier et d'aujourd'hui? Comment les faits de la traduction sont-ils liés à l'usage de la langue en général - et à nos conceptions de ce qu'est une langue?"

Avec un menu pareil, autant dire que je me suis régalée, que j'ai parfois écarquillé les yeux, que j'ai beaucoup appris, que je me suis interrogée...

La traduction, ce n'est pas seulement réservé à mes chouchous anglais, mais aussi aux titres et dialogues de films, aux journaux, aux lois, aux procès (en 2011, traduire une conversation téléphonique du fulani?), aux conférences internationales, aux recettes de cuisine, à l'humour, etc... La traduction existe depuis aussi longtemps que les hommes ont voulu communiquer et l'histoire de la traduction est évoquée par petites touches.

L'auteur, professeur de littérature française et traducteur de Perec, Kadaré, .. sait de quoi il parle et a mûrement réfléchi sur son art. Bien sûr, il défend avec passion son métier et s'élève contre les critiques habituelles sur la traduction de la poésie, la "bonne" traduction prétendue impossible,  la fidélité à la source, l'équivalence, le sens...
Je signale cependant à l'auteur qu'il existe des traductions de Guerre et Paix en français où le passages en français dans l'original sont en italique ( d'accord, ce n'est pas un moyen purement linguistique de distinction de ces phrases, mais typographique, cependant fort satisfaisant à mon goût) (p 216)

350 pages assez denses, c'est sûr, mais toujours émaillées d'exemples passionnants. Je n'ai pas tout compris sur la traduction simultanée, mais ai découvert comment fonctionne Google Translate! (trop fort!). En prime j'ai fait une révision sur le langage humain, forcément la base de presque tout! Et saviez-vous que le latin a droit chaque jour à une demi-heure de nouvelles diffusées depuis Helsinki?

Au final, je suis frustrée de ne pouvoir rendre compte de la richesse de ce livre, qui doit évidemment être découvert!

Des avis sur Babelio,

66 commentaires:

  1. Mouais .. peut-être pas trop ma tasse de thé en ce moment, mais il y aura des jours meilleurs, je note.

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    1. Cela se lit aisément, mais quand même il faut s'y tenir. Si tu tombes dessus, n'hésite pas.

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  2. Je me souviens avoir hésité à acheter ce livre qui m'intriguait.

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    1. Après l'avis de A girl, j'ai carrément demandé à ma bibli de l'acheter, pensant, à juste titre, que ça pouvait intéresser des lecteurs.

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  3. Ça semble génial et ton enthousiasme est communicatif ! I WANT IT NOW !!

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    1. De toute façon j'adore les histoires autour des langues, alors là j'étais comblée. Vraiment bien et complet, sans être rasoir.

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  4. Le titre de ce roman est plutot intriguant, le poisson et le bananier???? Le lien avec son sujet ne coule pas de source

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    1. C'est expliqué au cours du livre, mais pas important, finalement. Le titre anglais fait référence à Douglas Adams et son poisson traducteur.
      Ceci étant, un bon bouquin!

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  5. Le sujet me paraît intéressant et d'actualité, surtout que je suis régulièrement confrontée à des traductions (lorsque je lis des oeuvres en langue étrangère). Oui, comment respecter le contenu sans en fausser le discours ? vaste question !

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    1. Depuis que j'ai réalisé qu'un de mes romans de Jane Austen (en VF) avait été raccourci à la traduction, je hurle! ^_^Récemment la blogueuse George voyait des différences dans deux exemplaires VF d'un roman d'Anne Brontë, qui avait eu deux parutions en VO, l'une complète, l'autre nom. Comment s'en tirer?
      Quand il s'agit de langues qu'on ne maîtrise pas, on est hélas dépendant des traducteurs...

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  6. C'est quand même à réserver aux passionnés de l'art de la traduction. Même si je ne suis pas spécialement intéressé, je suis toujours content de découvrir que des ouvrages pareils existent.

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    1. Je suis sûre que tu pourrais être intéressé, on aborde pas mal de sujets autour de la traduction, de l'histoire aussi, et le fonctionnement des langues.Tout public!

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  7. Un sujet intéressant et ton billet est plutôt intriguant mais je ne suis pas sûre d'avoir envie de me lancer dans un livre entier sur ce thème... ou plutôt pas pour le moment.

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    1. Tu verras, il peut se lire par morceaux, rien n'est rangé de façon stricte. Agréable à lire, en fait.

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  8. Aaaah je l'attendais ce billet ! J'y pensais même hier et j'allais t'en reparler !lol Plutôt dense comme sujet, on ne s'y attend pas vraiment, et qu'est-ce c'est passionnant (quoique parfois ardu non - certains passages du moins). Ça m'a ouvert les yeux sur beaucoup de choses aussi, autour des textes et de la traduction en générale, j'ai vraiment bien aimé comment il tordait le cou aux idées reçues. Et oui, fascinant le fonctionnement de Google Translate!
    Un livre à mettre entre les mains de tous les lecteurs en réalité !

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    1. Je l'ai lu il y a plusieurs semaines, tu sais... Je n'ai pas trouvé les caractères si petits que cela, les passages un peu "chauds" ne sont pas légion (et on peut les ignorer en première lecture), et que d'exemples!
      Le sujet "les langues" me fascine pas mal depuis longtemps, et j'ai été ravie de retrouver le sujet développé encore dans ce livre. Pour tous, tu as raison!
      Google Translate me paraissait déjà habile à traduire mon blog, mais il a craqué quand même pour Savage season, le niveau d'anglais un peu "brutal" ne l'a pas séduit. ^_^

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    1. Tu es abominafreuse! ^_^ (mais on ne peut tout lire, OK)

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  10. Ce livre est encore un exemple de tout ce que je note sans réussir à lire ! Mais un jour viendra...
    HS : c'est très joli cette nouvelle bannière (j'ai failli écrire bananière !)

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    1. Dès le billet de A girl, je me suis dit : il me le faut! Ma bibli l'a acheté, sur mes conseils intéressés... ^_^
      Oui, la bannière! Du poivre de Sichuan, photographié lors d'un de mes voyages...

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  11. Je me suis fait -fort justement, mais fort inélégamment- rappelé à l'ordre par un traducteur (celui de Tarun Tejpal) parce que je n'avais pas donné son nom. C'est vrai que c'est un détail que j'oublie et que j'essaie de réparer.

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    1. Tu as parfaitement raison, on devrait bien citer le traducteur (ou la traductrice) à chaque fois!

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  12. C'est noté ! Je ne pensais pas te dire ça en lisant le titre : comme l'a dit Nathalia, le lien avec le sujet n'est pas vraiment évident (et trop racoleur à mon goût). Ca a vraiment l'air intéressant et m'éclairerait sans doute sur les problèmes que je reproche (à tort?) à certaines traductions.

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    1. C'est sûr que sur un sujet qui paraît ardu (mais l'auteur l'a rendu accessible et passionnant) le titre fait un peu accrocheur, histoire sans doute de ne pas décourager le chaland. le titre anglais fait référence à Douglas Adams, comme je le disais à nathalia.

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  13. Très tentant ! Le sujet m'intéresse, et ce que tu en dis me donne très envie de le lire. Je vais essayer de le trouver.

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    1. Peut être en bibli? Ou en leur demandant de l'acquérir? Quoique si on s'intéresse beaucoup au sujet, c'est vraiment une référence.
      Vraiment bien fait et passionnant, en plus.

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  14. Grrrrrrrrrrrrrr, j'enrage ! Doublement, car non seulement il ne m'a pas été attribué lors d'une précédente opération Masse Critique mais en plus, je l'ai laissé passé quand je suis tombé dessus en bouquinerie.
    Le sujet m'intéresse diablement, mais avec les essais, j'ai toujours peur de ne pas tenir la longueur c'est pour cela que j'hésite encore à y mettre le prix fort.

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    1. Grrr comme tu dis! Je crois qu'A girl l'a eu à masse critique, d'ailleurs, et moi, c'est en faisant les yeux doux à ma bibli...
      Essaie encore en bouquinerie ou en bibli, quand même, à Paris, c'est Byzance, non, les biblis? ^_^
      Un essai, oui, mais tu peux le lire par morceaux, et puis, c'est vraiment bourré d'exemples et d'histoires qui font passer le tout.

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  15. C'est un sujet passionnant, car à travers une langue, c'est tout une vision du monde qui se fait jour. Ce qui d'ailleurs rend parfois la traduction difficile d'une langue à une autre.

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    1. Exactement! J'espère que tu pourras lire ce livre, tu verras qu'il est impossible de tout en dire!
      En tout cas, bravo aux traducteurs, leur travail n'est pas facile.

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  16. Même si le sujet est dense, comme tu le dis, cela doit être vraiment passionnant. La traduction peut parfois changer le sens qu'une phrase, ou apporter d'autres émotions que ce qu'avait prévu l'auteur de la-dite phrase (je me demande si je n'aurais pas besoin qu'on traduise ce que je viens d'écrire !)...
    Un vaste sujet, passionnant, donc !

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    1. Je lis parfois en VO (anglais) et je me rends bien compte que ce n'est pas facile de traduire, et qu'on peut avoir du mal à ne pas devoir laisser de côté une facette de ce qu'un auteur voulait dire; mais il existe des exemples bien trouvés où le traducteur s'en est bien tiré.
      Sans oublier toutes les traductions de manuels plus techniques (parfois approximatives) , de dialogues, etc...

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  17. passionnant ! moi qui ai justement arrêté totalement l'interprétation... pourquoi pas me replonger dedans le temps de cette lecture...

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    1. Oh ce livre est pour toi, alors!N'hésite pas.

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  18. Ce livre m'a l'air très passionnant.

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    1. Il l'est vraiment! J'espère que tu pourras le trouver!

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  19. encore un livre très tentant car justement, j'ai relu récemment la chute de la maison Usher de Poe, traduit par Baudelaire : où s'arrête le magnifique style baudelairien et où commence le vrai texte de Poe ? Même chose pour "les histoires de l'enfant huitre" avec l'anglais et le français côte à côte, j'ai trouvé la traduction française très poétisée... Et pour faire un peu de version espagnole, je suis confrontée à tous pleins de pb... C'est vraiment une question intéressante et à approfondir dès que je pourrais...

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    1. On peut aussi penser à la traduction de V Woolf par M Yourcenar. A comparer les deux, la traduction est belle, mais ne peut tout rendre, et ce n'est pas la faute de Yourcenar.
      C'est comme pour traduire Shakespeare, etc... Sans parler de textes plus usuels, panneaux, manuels d'utilisation,etc...Ce livre m'a ouvert les yeux sur plein de problèmes à résoudre.

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  20. Je m'empresse de noter, moi qui m'intéresse depuis peu aux traducteurs et à leur métier, cela me passionne. Et maintenant, j'ai en outre la hantise de lire un roman et de m'apercevoir que la traduction a été tronquée (j'ai lu un article sur ce sujet chez In cold blog je crois.... En tout cas, un domaine qui me fait de l'oeil depuis longtemps !

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    1. Tu as raison, tout ce qui touche au domaine des diverses langues (et comment se comprendre de l'une à l'autre) est passionnant.Hé oui, pour la plupart des langues, nous dépendons des traducteurs!

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  21. Je l'avais reperé avant les vacances sur une table de ma libraire. J'ai hésité, maintenant je sais que je peux l'acheter.

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    1. Une bonne librairie! ^_^ Merci de ta confiance. Mais je suppose que déjà le thème t'intéresse.

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  22. Merci de tes remerciements aux traducteurs... Ma soeur et moi étions justement en train de discuter des reproches (toujours les mêmes d'ailleurs) que l'on fait fréquemment aux traducteurs. Reproches qui le plus souvent émanent de personnes qui ne comprennent pas vraiment (je suis gentille) notre métier. Ce livre est (évidemment) dans une de mes listes quelque part, merci de me le rappeler.

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    1. Mais oui, je me souviens de ton billet avec ces clients qui ne connaissent pas féminin et masculin...
      Ce livre est pour toi, l'auteur monte au créneau pour défendre son métier! Il le fait de façon convaincante et claire. Sans doute en anglais les exemples qu'il donne ne sont pas les mêmes, mais on peut supposer que la traduction du livre en français s'est faite avec sa collaboration! ^_^

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  23. Intéressant, à n'en pas douter. La couverture est même géniale. Mais quand casser une telle lecture ? Telle est la question !

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    1. C'est toujours la question, surtout que là ce n'est pas un livre qui ne demande qu'un demi-cerveau disponible. Mais l'intérêt est bien présent!

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  24. C'est drôle, j'ai justement lu un article sur les perspectives des outils de traduction, notamment pour les langues en voie de disparition, cette semaine. C'est un sujet passionnant et qui dit bcp sur les hommes et leurs relations! Je prends note du titre :-)

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    1. Cela devrait te passionner, j'en suis sûre.Pour ma part, j'ai déjà quelques bouquins de Hagège sur mes étagères.

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  25. Merci pour la piqûre de rappel. C'est vrai qu'A Girl m'avait déjà bien donné envie de le lire. Maintenant si toi aussi tu insiste...

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    1. A girl et moi sommes souvent associées dans les tentations... C'est grâce à elle que je l'ai lu. N'hésite pas!

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  26. Je l'avais vu chez A Girl et je l'avais noté, ça me fait une piqûre de rappel (rires). Bonne semaine !

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    1. Associées contre les PAL... N'hésite pas à le lire, si tu le vois.
      Bonne semaine.

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  27. J'avais lu la biographie de Pérec autrefois. Voilà un autre sujet intéressant. C'est à acheter, si l'on peut,plutôt qu'à emprunter.

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    1. Exact, à acheter, car il peut être pratique de s'y référer, ou de le relire. Mais ma bibli ne va pas s'en séparer de sitôt!

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  28. Peut être pas pour tout de suite mais je note .. Je me suis toujours demandée pourquoi on change un bon titre en vo pour ne faire un mauvais en vf ;)

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    1. Euh... Dans le cas précis de ce livre, justement, le titre fait référence à un roman fort connu et fort prisé des anglo-saxons, et le laisser tel quel n'aurait rien donné pour un français.
      Tu as mis le doigt sur un des nombreux problèmes posés à la traduction! Romans, films, etc...

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  29. Je suis moi aussi passionnée par la traduction et tous ses "problèmes". J'avais, évidemment, essayé de lire ce livre à sa sortie. Et je crois que ce fut trop "dense" pour moi, car j'ai vite abandonné ! Je regrette du coup...

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    1. Certains passages sont assez "costauds" en effet, j'ai bien dû en survoler quelques uns ou les lire d'un seul œil, mais l'auteur illustre toujours ses propos et finalement cela reste agréable à lire. Tu pourrais essayer à nouveau, quitte à picorer dans le chapitre qui te plairait.

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  30. Réponses
    1. Les avis divergent quant à la "facilité de lecture" dudit bouquin, mais , franchement, il en vaut la peine (ce n'est pas Kant non plus, quand même, côté compliqué ^_^),et j'ai trouvé cela passionnant!

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  31. Commenter ou ne pas commenter, telle est la question ;)

    J'avoue me passionner pour la traduction littéraire uniquement. Je suis bien évidemment consciente que notre quotidien repose pour beaucoup sur des traducs moins glamour (j'ai d'ailleurs été en première ligne à une occasion, de façon on ne peut plus imprévue, et je ne pardonnerai jamais au client qui m'a fait le coup ! Imagine une conf' sur la fabrication de satellites, déjà pas facile à suivre en français quand ce n'est pas ton domaine - et ce n'est PAS mon domaine - quand soudain un intervenant débarque et cause en italien, avec un débit d'italien et que tes restes d'italien datent d'il y a 20 ans...) mais ça m'intéresse moyennement et puis j'ai trouvé des astuces pour pallier les traducs bizarres (lire une notice écrite à l'origine dans une langue particulièrement exotique en VF et en version anglaise : en faisant un mix des deux tu arrives à comprendre faire fonctionner un outil ou monter un meuble ;).

    J'avais feuilleté ce livre en librairie à sa sortie et n'avais pas été convaincue (disons que je pense que je me serais prise la tête avec l'auteur assez souvent). Je fais partie de ces gens qui considèrent qu'une part d'intraduisible existe dans certaines situations (je ne parle que de traduction littéraire), en particulier quand un écrivain mise beaucoup sur le style. Que cela plaise ou non à l'auteur de cet ouvrage, il y a nécessairement une déperdition, peut-être pas de sens, mais purement littéraire (et là je parle de la beauté du texte et des intentions de l'auteur), aussi minime soit-elle. Cela ne signifie pas que le traducteur est mauvais pour autant ! C'est une limite naturelle de cet exercice ; il n'y pas de quoi avoir honte et donc de vouloir à tout prix se défendre des critiques (je parle pour les bons traducteurs parce que, je suis désolée, mais il y en a des mauvais, objectivement parlant). D'ailleurs, je cite sur mon blog les traducteurs des ouvrages que je lis en VF donc je n'ai rien contre la profession (à la limite, j'estime même que ce sont plus les éditeurs qui sont à blâmer que les traducteurs de métier pour tout un tas de raisons trop longues à expliquer mais que présentent fort bien Assouline dans son rapport sur "La condition du traducteur").

    Je me demande ce que penserait l'auteur de l'opinion de Beckett... En effet, ce dernier préférait traduire lui-même ses textes (soit du français vers l'anglais, soit l'inverse puisqu'il écrivit son oeuvre dans ces/ses deux langues) plutôt que de devoir revoir les traducs qui en étaient faites car ça lui prenait moins de temps de s'occuper de la traduction lui-même. Je crois que ça démontre quand même que, pour la traduction littéraire, il y a des endroits où ça coince (et là, c'est un écrivain lui-même qui est indisposé, pas une lectrice lambda comme moi).

    Bref, je suis une "abonimafreuse" ;p

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    1. Tu n'es pas une abominafreuse, même quand tu laisses des commentaires très longs (et j'adore!) qui réclament que je prenne un peu de temps libre pour m'y pencher.
      On a tous lus des notices marrantes (!) visiblement traduites d'une langue exotique, mais le plus drôle c'est quand c'est d'une langue qu'on connaît et qu'on devine... Par exemple, la traduction d'un petit magazine touristique canadien traduit de l'anglais en français et ô combien visiblement par une anglophone (mais c'est sûr qu'au Canada il n'y a pas de francophones! ^_^)
      Je suis la reine des montages de meubles quand tout se fait par petits dessins, là on se passe de traduction! Un texte de maths pur et dur peut aussi se passer de traduction, compréhensible par tous (enfin, tous les matheux) car il reste peu de mots...
      Ce que j'ai aimé dans ce livre, outre le côté historique, c'est ce qui tourne autour des langages, et de découvrir que traduire ne se fait pas que pour les oeuvres littéraires, mais aussi les titres de films, notices, etc;.. L'auteur reconnaît que parfois on ne peut totalement faire passer 100% de la langue, quand il y a jeu de mots, etc, mais il cite des cas où on a trouvé une solution pas si mal que ça.
      D'accord avec toi, pour Woolf par exemple, il n'existera pas de traduction idéale (tiens, je lis Orlando, actuellement, et en VO)
      J'ai aussi aimé savoir comment G Translate fonctionne. J'ai aussi découvert que les traducteurs ont tendance à changer le niveau de langage, à lisser un peu... (je cite de mémoire), plus ou moins consciemment ou volontairement.
      Sinon, comment traduire les accents? Tu prends le parler paysan écossais, tu fais quoi en français? ^_^ Idem pour le verlan et tout ça?
      J'espère que ces pistes pourraient te pousser à lire ce livre, si tu le rencontres...

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  32. Ça m'intéresse bien ce livre. En fait, si je suis totalement nulle en langues, je trouve admirable le travail que font les traducteurs pour nous permettre de nous faciliter la vie. Combien d'oeuvres, qu'elles soient cinématographiques, littéraires, de nouvelles, d'articles, nous seraient inacessibles autrement?
    Et tout comme les auteurs, il y a des traducteurs qui font véritablement du bon travail. Je pense personnellement à Dominique Fortier qui traduit beaucoup d'oeuvres du Canada anglais par exemple. Ou bien le traducteur de Louise Penny, Michel Saint-Germain, qui réussit à traduire tout l'humour des romans originaux. Bref, c'est un domaine fort intéressant!

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    1. J'avoue hélas ne pas connaître si bien les traducteurs, même si certains noms reviennent souvent. J'essaie de noter leur nom quand je présente un livre, car ils participent au plaisir (ou pas) qu'on a pris à la lecture. Je crois qu'il y a des prix pour les traductions aussi.Anne Damour, par exemple, en a reçu un.
      Sans eux, on passerait en effet à côté de bien de belles œuvres.

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  33. J'ai beaucoup aimé la partie qui traite de la traduction simultanée. A dire vrai, je n'avais jamais réfléchi à la difficulté du fait de parler tout en écoutant en même temps. Je ne connaissais pas non plus le lien historique avec le procès de Nuremberg. Bref, rien qu'avec cette partie, j'ai été comblé, et David Bellos nous en apprend tout autant sur le spectre entier de la traduction.

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    1. Ce livre est tellement riche qu'on ne peut parler de tout! Je me souviens, oui, de cette traduction simultanée. Ce livre demande quelque attention, mais on en est bien récompensé. Tout lecteur devrait le lire! ^_^

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