Les amants du Spoutnik
Haruki Murakami
10/18, 2007
Traduit par Corinne Atlan
Quatrième de couverture
K. est amoureux de Sumire, mais celle-ci n'a que deux passions : la littérature et Miu, une mystérieuse femme mariée. Au sein de ce triangle amoureux, chaque amant est un satellite autonome et triste, et gravite sur l'orbite de la solitude. Jusqu'au jour où Sumire disparaît. Les amants du Spoutnik bascule alors dans une atmosphère proprement fantastique où l'extrême concision de Murakami cisèle, de façon toujours plus profonde, le mystère insondable de l'amour..
Mais encore?
Cette fois, contrairement à 19Q4, Murakami ne délaye pas, ne répète pas, et ses qualités reconnues sont présentes. L’écriture est un vrai velours, avec un je-ne-sais-quoi qui vous agrippe.
Des formules originales, bien trouvées, parlant à l'imagination
"Tu peux être incroyablement gentil par moments. On dirait un mélange de Noël, de grandes vacances et de chiot qui vient de naître."
"A cette idée, je me sentis triste et seul - un malheureux insecte sans projet ni croyance, accroché machinalement à un mur élevé, par une nuit venteuse."
Beaucoup de références à la littérature et musique occidentales.
La lune est quasiment un personnage, elle revient souvent (cf 19Q4)
Une histoire poignante, pleine de douceur, délicatesse et nostalgie.
Mon problème?
"Il est paraît-il dangereux d'introduire des rêves(que vous les ayez faits ou que vous les ayez inventés) dans le cours d'un roman. Seule une poignée d’écrivains parmi les plus doués sont capables de rendre avec les mots justes la synthèse et l'absence de logique propres aux rêves. Je n'ai aucune objection à cette théorie; Cependant, je voudrais tout de même raconter un de mes rêves récents."
Suivent deux pages racontant un rêve de Sumire; Murakami se débrouille bien, pas de souci, cela coule bien avec le reste du roman. De même, l'intrusion du fantastique (léger) ne me gêne pas, sauf que j'en ressors à la toute fin frustrée, avec un goût de "oui, et alors?". Trop rationnelle? Fin trop ouverte? A part ça, j'ai dévoré ce roman.
Lecture commune avec A girl from earth et Valérie et salsifi papillon (que je découvre par la même occasion)
Les avis chez babelio
Haruki Murakami
10/18, 2007
Traduit par Corinne Atlan
Quatrième de couverture
K. est amoureux de Sumire, mais celle-ci n'a que deux passions : la littérature et Miu, une mystérieuse femme mariée. Au sein de ce triangle amoureux, chaque amant est un satellite autonome et triste, et gravite sur l'orbite de la solitude. Jusqu'au jour où Sumire disparaît. Les amants du Spoutnik bascule alors dans une atmosphère proprement fantastique où l'extrême concision de Murakami cisèle, de façon toujours plus profonde, le mystère insondable de l'amour..
Mais encore?
Cette fois, contrairement à 19Q4, Murakami ne délaye pas, ne répète pas, et ses qualités reconnues sont présentes. L’écriture est un vrai velours, avec un je-ne-sais-quoi qui vous agrippe.
Des formules originales, bien trouvées, parlant à l'imagination
"Tu peux être incroyablement gentil par moments. On dirait un mélange de Noël, de grandes vacances et de chiot qui vient de naître."
"A cette idée, je me sentis triste et seul - un malheureux insecte sans projet ni croyance, accroché machinalement à un mur élevé, par une nuit venteuse."
Beaucoup de références à la littérature et musique occidentales.
La lune est quasiment un personnage, elle revient souvent (cf 19Q4)
Une histoire poignante, pleine de douceur, délicatesse et nostalgie.
Mon problème?
"Il est paraît-il dangereux d'introduire des rêves(que vous les ayez faits ou que vous les ayez inventés) dans le cours d'un roman. Seule une poignée d’écrivains parmi les plus doués sont capables de rendre avec les mots justes la synthèse et l'absence de logique propres aux rêves. Je n'ai aucune objection à cette théorie; Cependant, je voudrais tout de même raconter un de mes rêves récents."
Suivent deux pages racontant un rêve de Sumire; Murakami se débrouille bien, pas de souci, cela coule bien avec le reste du roman. De même, l'intrusion du fantastique (léger) ne me gêne pas, sauf que j'en ressors à la toute fin frustrée, avec un goût de "oui, et alors?". Trop rationnelle? Fin trop ouverte? A part ça, j'ai dévoré ce roman.
Lecture commune avec A girl from earth et Valérie et salsifi papillon (que je découvre par la même occasion)
Les avis chez babelio
"Cette fois, contrairement à 19Q4, Murakami ne délaye pas, ne répète pas, et ses qualités reconnues sont présentes. L’écriture est un vrai velours, avec un je-ne-sais-quoi qui vous agrippe."
RépondreSupprimerC'est bien pour cela que celui-ci me tente bien plus que la suite de 1Q84 (pas aimé le tome 1 et pas trop envie de continuer) :)
J'ai lu les tomes 1 et 2, et me passe très bien du tome 3... Je crois que si on veut un "vrai" Murakami, autant choisir ses autres romans? Mais comme je n'ai lu que Chroniques de l'oiseau à ressort", un pavé inoubliable, je ne peux trop en parler. A girl a plus d'expérience de l'auteur.
SupprimerSi tu as aimé celui-ci, je te conseille "Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil". Du velours également...
RépondreSupprimerMerci du conseil, mais fort éventuellement...
SupprimerOuais, bof, j'ai lu trois romans de l'auteur et trois déceptions, je le laisse tomber. C'est souvent convenu, une sorte de déjà lu déjà vu.
RépondreSupprimerJe ne serais pas aussi cruelle, mais comprends ta déception. J'avoue ne pas toujours tout comprendre dans ses romans. Mais il y a un petit quelque chose d’intrigant tout de même dans ses histoires et son écriture.
SupprimerCe fantastique-là, léger oui, est un de ceux qui me réjouissent le plus. Pas de zombies, de corps à divers stades de putréfaction comme dans les romans qui sortent en ce moment (à tout prendre, je préférais les vampires, ça sent moins !!).
RépondreSupprimerFinalement un soupçon de fantastique ne me gêne pas (j'étais scotchée quand un personnage observe un autre lui-même...), mais j'aime bien que ça ne tourne pas en queue de poisson...
SupprimerComme toi, je ne veux pas de créatures glauques (trop facile, tiens, de les introduire)
Un peu plus condensé que 1Q84, alors je prends. J'aime bien ces thèmes.
RépondreSupprimer250 pages, c'est vendu!
SupprimerJ'aime beaucoup Murakami H. mais j'avoue que celui-ci n'est pas celui qui me tentait le plus. Sauf qu'après avoir lu ton billet, j'ai bien envie de le lire ;-) Merci.
RépondreSupprimerIl s'agissait d'une lecture commune, histoire de nettoyer la PAL "historique". Et puis aussi l'occasion de revenir à Murakami après un 1Q84 décevant.
SupprimerJe n'ai pas été totalement emballée mais je pense que l'univers de l'auteur est totalement éloigné du mien. Peut-être que j'ai besoin de m'y habituer.
RépondreSupprimerJe m'attendais à pire (après 1Q84...), mais là je suis juste un peu frustrée par la fin. Je craignais d'être trop en contradiction avec A girl, mais non, finalement elle a un avis similaire.
SupprimerJe ne sais pas trop quoi penser. Moi aussi j'ai été déçue par certains ouvrages mais il y en a d'autres que j'ai beaucoup aimés. A voir et à entamer pour voir si j'accroche, peut-être...
RépondreSupprimerJe me suis dit qu'à 250 pages je ne risquais rien, et mis à part quelques longueurs un peu avant la fin, c'était aisé à lire. Il me manque juste une conclusion satisfaisante.
Supprimerje me souviens avoir bien aimé ce roman... Avec cet auteur, je suis rarement déçue, comme avec Yoko Ogawa. Parfois un peu moins emballée, mais ce n'était pas le cas avec celui-ci.
RépondreSupprimerIl n'est pas du tout désagréable à lire, disons que 95% m'ont plu! Et surtout l'écriture. J'ai préféré à 1Q84, plus ample et ambitieux, mais répétitif. Mais si tu veux du pavé, il y a ces Chroniques de l'oiseau à ressort, qui me laissent un excellent souvenir.
SupprimerLu et aimé il y a assez longtemps.Je me souviens,je crois, de pulsations jazz pour ce roman.
RépondreSupprimerDu jazz? Alors là je n'ai pas souvenir... Miu a appris le piano, mais sans doute un répertoire classique.
SupprimerIl est possible que j'aie confondu.
RépondreSupprimerJe l'ai lu il y a peu, et déjà mes souvenirs s'estompent... ^_^
Supprimer"avec un je-ne-sais-quoi" qui vous agrippe. C'est très exactement ça que j'aime chez Murakami. Mais j'ai remarqué que ses fins n'étaient pas toujours à la hauteur de mes attentes. C'est vraiment dommage, surtout quand le reste reste intrigant et captivant. Ici, j'ai trouvé qu'il est parti dans un délire un peu spécial sur la fin qui m'a totalement décrochée. Mais bon, je l'adore toujours autant, rien à faire!:)
RépondreSupprimerSi au moins il y avait eu une esquisse de début d'explication, ou alors continuer carrément dans cette veine pour 100 pages, histoire de bien terminer, j'aurais préféré!
SupprimerC'est le problème du fantastique, même léger, avec moi en tout cas, ça me laisse sur le bord de la route à la fin. Mais je reconnais que j'ai lu ce roman avec plaisir, et sans y retrouver les soucis eus avec 1Q84... ^_^
Je suis contente qu'on soit d'accord, j'avais peur que tu n'aies aucun bémol...
Je décroche presque toujours quand on raconte un rêve dans un roman... J'ai assez des miens, je pense! ;)
RépondreSupprimerDéjà, un roman sort de l'imagination de l'auteur, mais ça fait partie du jeu, alors en plus un rêve, là je lis en diagonale. Si cela révèle quelque chose sur le personnage, oui, bon, mais il y a moyen de faire autrement, dans un roman.
SupprimerJ'ai moi aussi été gênée par cette fin en queue de poisson particulièrement frustrante. Dommage, car sinon je l'ai trouvé vraiment passionnant.
RépondreSupprimerExactement! Pendant les 4 cinquièmes du livre on ne le lâche pas, et puis, baisse de régime vers la première lettre je crois...
SupprimerIl devrait me réconcilier avec cet auteur alors !
RépondreSupprimerSauf pour la fin, trop floue pour mon goût. Mais c'est bien mieux que 1Q84, en tout cas moins longuet!
SupprimerCe roman est une de mes rares déceptions avec l'auteur.
RépondreSupprimerAïe, aïe! Mais cela veut dire que tu en as bien aimé d'autres, donc il y a de l'espoir si je veux continuer à le lire.
Supprimermoi qui ai été un peu déçue par 19Q4, je pourrais essayer celui là, bien que la fin en queue de poisson ... j'hésite.
RépondreSupprimerJe n'ai pas lu le tome 3 de 1Q84, c'est dire... Ici on va plus droit au but sans délayer, c'est juste que j'ai du mal avec le fantastique qui vous laisse en plan.
SupprimerAprès vérification je crois que ce rythme jazz concernait plutôt Au sud de la frontière,à l'ouest du soleil.Les livres sont impitoyables, l'un chassant l'autre,eu fil du temps.
RépondreSupprimerOh merci de revenir préciser! Le jazz me paraissait improbable pour ces amants du spoutnik. Peut être referai-je un tour dans l'univers de Murakami...
SupprimerAh oui, les livres passent et on oublie. Parfois je mélange un peu, il y a des coïncidences d'un livre à l'autre, c'est surprenant. Par exemple on entend un détail dans un livre, que l'on retrouve juste dans le suivant...
Murakami, Haruki, mon préféré des deux, quel talent onirique et de narration ! je dévore tout ses romans dès la sortie, c'est vraiment un incontournable !
RépondreSupprimerToi, tu as adoré 1Q84, alors? Mais je te comprends un peu, ayant été fascinée par Chroniques de l'oiseau à ressort.
SupprimerDu fantastique à petites doses, ça me convient. Pas pour tout de suite, mais je note. Pas pour tout de suite.
RépondreSupprimerJe crois que chez Murakami c'est comme cela, et ça passe bien. Mais faudrait veiller à satisfaire le lecteur trop rationnel, à la fin du roman. ^_^
SupprimerMoi j'aime bien ce côté l'irruption de l'irrationnel dans la réalité. D'ailleurs c'est une marque de fabrique de cet écrivain!Mais je n'ai pas lu 1Q84.
RépondreSupprimerAvec Murakami, cela ne me dérange pas, mais il m'a laissée le bec dans l'eau à la fin...
SupprimerJe n'adhère pas vraiment au style mais j'essaierai d'en lire d'autres, peut-être "Kafka sur le rivage".
RépondreSupprimerAh si , son écriture, c'est vraiment remarquable. Il fait passer à peu près tout.
Supprimerauteur toujours pas lu mais je ne désespère pas (lui non plus, d'ailleurs !)
RépondreSupprimerA ma connaissance, il se porte bien et écrit toujours...
SupprimerJ'ai un problème avec Murakami ! J'avais commencé La course au mouton sauvage, mais il m'était tombé des mains. Il y a un an, au Salon du livre 2012, j'avais acheté La ballade de l'impossible et je ne l'ai toujours pas lu. Je ne sais pas quel pourrait être le déclic pour que je me décide !
RépondreSupprimerSon univers est particulier quand même, je ne le connais pas assez pour te conseiller... Mon premier (et qui m'a plu) c'est Chroniques de l'oiseau à ressort. Mais c'est un pavé!!!
SupprimerJ'ai de plus en plus de mal à convaincre que Murakami est fait pour moi. J'ai l'impression que son univers ne me conviendrait pas du tout.
RépondreSupprimerTu peux tenter avec un roman court comme celui dont je parle? Il y a du choix!
SupprimerJ'adore " l'écriture est un vrai velours" ... formule magique qui donne envie de se jeter dans le dit velours.
RépondreSupprimerMerci Keisha. Ton billet aussi, c'est du velours.
Zut alors chez blogspot pas d’émoticônes "rougissement gêné" sinon je l'aurais utilisé. ^_^
SupprimerEtant une grande fan de Murakami, celui-ci est un de celui qui m'a le moins plus. Je te conseille fortement kafta sur le rivage et les chroniques de l'oiseau... mais je crois que tu l'as lu il me semble
RépondreSupprimerAs-tu lu 1Q84? Pour moi, c'est vraiment trop délayé ...
SupprimerOui, j'ai aimé Chroniques de l'oiseau à ressort, et pourrais tenter Kafka sur le rivage, d'après tes conseils.