Les preuves de mon innocence
Jonathan Coe
Gallimard, 2025
Traduit par Marguerite Capelle
Citons une partie de la fin de mon billet sur Expo 58
"Quelques longueurs dans les descriptions de l'Expo, d'accord, un dernier chapitre nostalgique sans doute peu utile, mais globalement un bon roman, un pastiche réussi de romans d'espionnage"
Cette fois Coe s'attaque au polar disons classique, avec les ingrédients habituels : enquêtrice officielle et enquêtrices officieuses mais tenaces, suspects plausibles, fausses pistes, rebondissements. Il s'amuse et ma foi, je me suis amusée aussi. Bon public, j'ai été surprise par certain retournement.
Comme on est chez Coe, on a un arrière plan politique, cette fois le milieu conservateur, avec l'éphémère première ministre de l'automne 2022, et on remonte aux années 80, et jusqu'à certain président américain actuel. Ce ne sont pas les parties que je préfère, mais Coe mêle cela avec son intrigue, et comment ne pas être choqué par exemple des conséquences sur le système de santé anglais?
Revenons au côté polar. En première partie, Coe pastiche habilement le cosy crime (village anglais, manoir british, nobliau ruiné, boissons assez fortes). "Bon, fit-elle, un auteur médiocre qui écrirait ce genre d'énigme inventerait un système improbable, du genre passage secret. Bien évidemment, nous devons aborder le problème en nous abstenant de recourir à ce genre de fantaisie." (...) "Notre meurtrier, à ce qu'il semble, n'est passé ni par la porte ni par les fenêtres. Avez-vous une explication en tête?" "Lord Wetherby gonfla les joues. "hé bien, fit-il, j'imagine qu'il a dû utiliser le passage secret."
Deuxième partie, Le cabinet fantôme, une intrigue Dark Academia, qui se déroule au début des années 80 à Cambridge, où nos héros découvrent les codes du lieu peu accueillant aux classes sociales moins favorisées... , et les prémices du drame de 2022.
Et on termine avec une partie cataloguée Autofiction narrée par nos deux enquêtrices autoproclamées précédemment évoquées, à la recherche des premières épreuves d'un roman qui jouera un rôle dans la résolution de l'énigme.
C'est du pur Coe, je n'allais pas m'en priver, et les fans de Friends devraient aimer les clins d'œil (moi moins, je n'ai jamais regardé)
Avis babelio, bibliosurf, sandrine, athalie, cath L, Le bouquineur, delphine olympe, nicole, cathulu,
Challenge polar chez jelis je blogue , avec campagne anglaise, manoir et moins de 500 pages...


j'ai un peu suivi Friends, de quoi donner encore plus envie!
RépondreSupprimer@ eimelle : le 'pire', c'est que ça aide à la résolution de l'affaire! ^_^
SupprimerJe n'ai jamais regardé Friends non plus mais ce pastiche de roman policier à l'air d'être un régal. Je l'ajoute tout de suite au recap du challenge.
RépondreSupprimer@ Alexandra : c'est Jonathan Coe, dont je suis fan...
Supprimerje vais certainement , un jour, rajouter mon nom à la liste de celles qui l'ont lu
RépondreSupprimer@ Luocine : facile à lire , et très bristish.
SupprimerDes références à la série Friends dans ce roman ? Mais pourquoi ?
RépondreSupprimer@ Alex : certains des personnages sont fans de la série...
SupprimerJe crois qu'il me reste encore quelques Coe à lire avant, mais je note ton enthousiasme pour celui-ci.:)
RépondreSupprimer@ Fanja : en tout cas je n'allais pas le laisser passer.
SupprimerJe l'ai lu trop tôt pour le challenge polar, mais c'est vrai qu'il est parfait ! Et on s'y amuse bien, même rétrospectivement en lisant ton billet !
RépondreSupprimer@ Cath L : les anglais (Coe en tout cas) savent s'amuser et nous amuser, mais intelligemment.
SupprimerVous me régalez en ce moment sur la blogo, car je cherche à découvrir le monde des polars et je commence à comprendre qu'il y a vraiment tous les styles et toutes les ambiances. J'aime bien ce que tu dis de celui-ci (et oui je fais partie des gens qui regardent Friends au moindre bobo émotionnel) :D
RépondreSupprimer@ Jenevelle Laclos : je pourrais voir ce Friends, alors, peut-être un emprunt médiathèque? (mais dans quoi vais-je tomber? ^_^)
SupprimerOui, polar ce n'est pas forcément Sherlock Holmes, ou Poirot, et pas forcément de l'hémoglobine!
J'avais tenté Coe il y a plus de 15 ans sans succès (en VO donc la traduction n'était pas en cause), mais je retenterais bien, les citations que tu présentes me plaisent. A voir donc.
RépondreSupprimer@ Choup : avec lui, il y a du choix.
SupprimerC’ est son dernier ? Les avis sont contrastés le tien donne envie ( une comète)
RépondreSupprimer@ Une comète : le dernier en français , en tout cas. Oui, il y a des bémols parfois, mais il garde ses fans!!!
SupprimerComme tu le sais, je suis team Jonathan Coe forever et la première à l'ouverture de la librairie dès parution d'un petit nouveau ;-)
RépondreSupprimer@ Nicole : je crois en avoir tout lu!!!
SupprimerJe n'avais pas vraiment réalisé qu'il était à classer dans les polars. Il m'attend dans ma PAL. J'espère le lire avant la fin du challenge. Et ce sera mon premier Coe.
RépondreSupprimer@ Aifelle : je viens de terminer un roman, avec Crime puis Châtiment, non, pas le russe, et finalement j'ai bien envie de le caser en polar (si Alexandra l'autorise)
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