Ceci n'est pas un billet sur le roman de Dostoïevski, mais autour...
Je reviens de loin, après avoir abandonné L'idiot aux deux tiers et lu quelques textes plus courts, dont certains ne m'ont pas franchement agrippée.
Mais tout arrive! Incitée par un ami qui lit peu (vraiment peu) mais du costaud (Moby Dick, par exemple), je me suis lancée. Une blogueuse , Aux bouquins garnis, en a fait sa lecture sur le long cours Episode 1, Episode 2 , Episode 3, Episode 4, Episode 5, Episode 6, et m'a décidée!.
Déjà, mettre la main sur le livre. Dans une médiathèque, c'est déjà emprunté (quoi?!), dans une autre un seul gros poche, 953 pages, dans la dernière phrase se trouve l'exclamation "Hourra pour Karamazov!" (sera-ce la mienne aussi?) et dans une autre encore trois tomes en magasin. J'ai emprunté deux exemplaires, finalement. Je signale qu'est sortie, chez Zulma en 2025 une nouvelle traduction due à Sophie Benech.
Premier drame! En comparant, les deux traductions sont vraiment différentes! L'une, que j'ai finalement choisie, était pleine de vivacité, d'incises, l'autre plus lisse semblait perdre en goût. Evidemment j'ai lu une préface, qui a raconté l'histoire (air connu).
Ma grande crainte était de rencontrer une multitude de noms, avec prénoms, titres, grades, etc. Mais ici ça va! Fédor Pavlovitch Karamazov a eu trois fils de deux mariages, Dmitri (Mitia) Fedorovitch, Ivan Fedorovitch et Alexis (Aliocha) Fedorovitch, tous bien différents, mais quand même marqués par une ascendance Karamazov un peu extravagante et agitée.
Je n'ai eu qu'un seul moment de questionnement : "heu c'est qui Pierre Alexandrovitch?" mais pas important.
Vous trouverez facilement ce que ça raconte, en tout cas je ne divulgacherai pas tout. Le père est franchement une fripouille vivant dans le désordre, détesté de Mitia et Ivan, aimé de Aliocha, mais Aliocha est un être exceptionnel, il m'a rappelé l'Idiot, autant dire que je l'ai beaucoup aimé. Au début il est une sorte de moine, et je préviens, il va y avoir pas mal de considérations religieuses, c'est d'ailleurs un des thèmes du roman. Mais pas que.
Ah oui j'oubliais Smerdiakov, qui pourrait être un fils (illégitime) de Fedor, le père, une sorte de domestique, souffrant de crises d'épilepsie (tout comme Dostoïevski).
Et des femmes? Heu oui, plutôt fantasques, c'est difficile de suivre les sentiments des uns pour les autres d'ailleurs.
Bref, le père est assassiné, mais par qui? Un des fils est accusé, les preuves sont accablantes. Arrive le procès, le verdict. Nan, je n'en ferai pas un polar, mais c'est quand même drôlement bien fichu, avec des pour et des contre sur le préumé coupable durant le procès, c'est passionnant. Je n'ai pas lu Crime et Châtiment, mais là j'ai bien envie (et L'idiot, aussi).
Autre chose, il y a un narrateur (omniscient) dont on ignore tout, sauf qu'il habite le village (le monastère?).
Donc tout arrive, j'ai lu (et aimé) ce gros pavé russe, l'avenir s'annonce Dostoïevskien.
(et j'ai recommencé la lecture de l'Idiot)

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