Petite sale


 Petite sale

Louise Mey

Editions du masque, 2023




Etrange, j'ai eu l'impression que tout le monde ou presque avait lu ce roman, et j'ai fini par craquer, et suis allée au bout surtout pour cocher la case Vengeance du challenge.

En  février 1969, dans ce village du nord de la France règne un gros propriétaire qui petit à petit a mis la main sur les terres, la betterave pousse bien. Les ex propriétaires ont dû quitter leur habitation ou alors travailler pour lui. Un système social que l'on pensait ne plus exister, avec un riche qui tient les rênes en mains, procure le travail et des clients au café et autres boutiques. Partir, son fils aîné l'a fait, et lui restent un fils assez éteint et une fille. 

Petite sale, c'est le surnom (pas mérité) qu'à donné son épouse à Catherine, tout en bas des échelons, elle aide dans la maison, toujours active, restant le plus possible en dehors de pattes du patron. Tout comme Mélie la cuisinière; oui, les femmes doivent se méfier de lui. Mais chut!

Chut est le maître mot du coin, chacun tient à sa place, même mauvaise; alors quand la petite fille de 4 ans disparaît, l'enquête policière s'annonce compliquée. Tous y compris et c'est un comble, la famille, demandent de circuler, il n'y a rien à voir avec l'enquête. Une demande de rançon arrive.

Gendarmes et policiers, dont un jeune bien sympathique, font ce qu'ils peuvent. Ils ne sont pas malhabiles, mais les renseignements, faut les accoucher au forceps.

Disons le, après une centaine de pages, je me suis ennuyée. Oui, je sais, un enlèvement d'enfant, quand même!  Mais la famille est tellement méprisante et taiseuse, même les parents ont l'air d'être obligés de retenir leurs sentiments. Sans doute trop de détails, pour l'ambiance, je sais, mais dans ce genre de romans provinciaux et noirs, Simenon savait faire plus bref.

Avis babeliobibliosurf, aleslirecath Lsandrine

Challenge polar, avec Vengeance.


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