qui se ressemble


 qui se ressemble

Agnès Desarthe

La résonnante, 2026


Les excellents billets des lecteurs cités plus bas mettent la barre très haut, et que puis-je dire de plus futé sur ce magnifique livre, dévoré d'un souffle?  En découvrant, forcément, la chanson d'Oum Kalsoum intitulée Enta Omri (tu es toute ma vie) 

Ce qui me permet de participer au challenge de Sunalee!

Bouba, la grand mère paternelle d'Agnès Desarthe, née dans une famille juive arabophone de Lybie, lui évoquait cette star égyptienne... Bouba, qui jamais n'apprit à parler français, éleva ses nombreux enfants seule après le décès de son mari, vécut la mort d'un de ses fils, dut partir s'installer en Algérie, puis en France, et dont la mère fut mariée à 9 ans (!)
Le livre, très fluide, transporte son lecteur à diverses époques, particulièrement en 1973, au début de la guerre du Kippour. La jeune Agnès ne comprend pas.
" La guerre avec les Allemands?
Je pense au père de ma mère, mort à Auschwitz
Non, me répond-on. Avec les arables.
Mais voyons, c'est impossible. Les Arabes, c'est nous."

En 1956 arrive en France son père, pour poursuivre ses études, même si on le suit aussi dans sa vie en Algérie. Bref, l'histoire familiale, paternelle cette fois, est évoquée par bribes, sans forcément suivre la chronologie (elle donne les dates en début de chapitres)

Agnès Desarthe explique aussi une 'différence fondamentale dans la formation du langage poétique selon les pays'. Français/Arabe. Toujours en lien bien sûr avec Oum Kalsoum. On raconte qu'en 1967, quand on lui a demandé combien de chansons elle allait interpréter (réponse, deux), elle a accepté pour trois. D'où des concerts de cinq heures... 
"Lorsque sur une chanson qui dure en moyenne une heure, la Dame ralentit, répète, reprend, ornemente, revient en arrière, retarde l'arrivée du refrain, improvise une variation sur un mot unique, c'est comme si elle accordait au diapason de sa voix les cœurs et les esprits placés face à elle."

Un billet un peu haché, je sais, mais enthousiaste!

Avis babelio, miriam, et si on bouquinait, nicole

Commentaires

  1. Aaaah, Oum Kalsoum ! Tu es la deuxième à lire ce roman dans le cadre de l'activité. Je rajoute ton billet au récapitulatif.

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    1. @ Miss Sunalee : merci pour ta vigilance (sinon, je te prévenais). Finalement je participe pas si mal que cela à ton challenge (avec des livres qui me plaisent, toujours, bien sûr)

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