Et c'est ainsi que nous vivrons
Douglas Kennedy
Belfond, 2023
Pourquoi cette lecture? J'avais déjà lu cet auteur tranquillement, mais déçue par un titre (avant 2010, de mémoire), j'avais lâché. Mais récemment ça a fait tilt quand je l'ai vu en salon (berrichon, tout est possible) et puis le livre en médiathèque, et surtout ça paraissait pouvoir être casé dans le challenge de Sandrine (réussi avec des auteures, donc tant pis).
Imaginons qu'en 2045 les Etats-Unis d'Amérique sont coupés radicalement en deux camps. A l'est et l'ouest une sorte d'Elon Musk tient les rênes, les gens sont relativement libres de vivre à leur guise, sauf qu'une puce leur est implantée et on n'ignore rien d'eux!
L'option à Big Brother, c'est une théocratie sévissant au centre, sous la coupe de 'douze apôtres'.
Existe une ZN, zone neutre, genre Berlin (du temps du mur) et c'est là que va être envoyée Samantha Stengel, agent secret de la RU (république unie) chargée d'une mission sous couverture en CU (confédération unie).
Pour un lecteur américain, je suppose que ça parlera encore plus, Kennedy détaille bien l'enchaînement des circonstances ayant mené à la Sécession, quant aux choix de chaque camp, c'est bien sûr poussé à l'extrême, ça fait froid dans le dos, et on ne peut que se demander si...
Ces deux mondes sont pas mal crédibles.
En prime on a un roman d'espionnage assez classique quand même avec taupes, indics, retournements et assassinats. Juste un détail m'a fait tiquer, mais en parler serait spoiler.
On n'en ressort pas très optimiste, c'est sûr. Univers glaçant et déprimant, où qu'on soit. Kennedy a peut-être une préférence, je le sens, mais essaie d'éclairer le bon et le mauvais de chaque côté.
Avis babelio, le bouquineur,

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