On l'appelait Bennie Diamond
Michaël Dichter
Editions Les Léonides, 2026
C'est encore une fois Nicole qui a attiré mon attention sur ce roman (présent en bibli), qui m'a replongé dans un voyage à Anvers, où je logeais près de la (fabuleuse) gare. Des bijouteries dans le quartier, et puis des silhouettes pressées vêtues de noir, le samedi totalement l'impression d'être dans un autre endroit, une autre époque.
Vous voulez en savoir plus sur les shtetl de Pologne il y a une centaine d'années, ces communautés que l'auteur a su parfaitement rendre, suivre Yehuda Wiesel rompant avec sa famille très pieuse et soudée? Ce n'est pas l'essentiel du roman, mais parfaitement bien rendu, sans trop de détails.
Le petit fils de Yehuda, fils de Moshé, est né en 1961, il habite le ghetto d'Anvers et sa destinée devrait être la couture, la retouche, la synagogue. La famille a rompu avec le grand père Yehuda, diamantaire réputé, mais Bennie ne rêve que de se couler dans le monde des diamantaires. Il démarrera par la taille et fera son chemin comme courtier à la Bourse des diamantaires. Monde très fermé, très codifié, qui ne fait pas vraiment de cadeaux aux nouveaux-venus, Bennie en fera l'expérience.
Dans ce roman, on trouvera des ruptures entre générations, mais cependant des habitudes communes, et les familles demeurent soudées. En tout cas je l'ai bien ressenti.
Mais surtout j'ai appris beaucoup sur ce métier et ce monde des diamantaires. Le côté documentaire, sur les pas de Bennie, est passionnant.
"Tout est codifié. Les discussions sont brèves, directes, parfois nerveuses, parfois traversées de rires brusques et sonores. Mais surtout, tout va vite. Les transactions se font sans un mot superflu, un simple Mazal scellant un accord, une poignée de mains concluant un accord."
"Dans la Bourse du diamant d'Anvers, les paiements ne s'effectuent pas immédiatement après une vente. Ici, tout repose sur la confiance. et sur des règles tacites établies depuis des générations. Lorsqu'un accord est conclu, la pierre est cachetée avec le nom de l'acheteur et le prix convenu. Mais l'argent, lui, ne circule pas tout de suite."
Oui, la narration est au présent, les phrases sont courtes, ce qui d'ordinaire ne m'attire pas trop, mais là j'ai fort bien accroché.
Avis babelio,
/image%2F0757919%2F20260118%2Fob_bcdf5d_on-l-appelait-bennie-diamond.jpg)
Narration au présent, phrases courtes, discussions brèves... ce roman me semble assez nerveux non ? Le contexte est intéressant, c'est certain.
RépondreSupprimer@ Alexandra : l'auteur est scénariste, là on ne perd pas trop de temps, c'est assez ramassé.
Supprimerah ! ravie d'avoir trouvé chez toi une lecture qui me donne envie (et me rappelle mon passage dans ce quartier il y a quelques années) je note !
RépondreSupprimer@ Electra : un quartier fascinant à plusieurs titres.
SupprimerJe suis toujours attirée par des romans où on apprend un métier ou un fait de société. je note celui-ci , mais je ne peux pas dire que les diamants m'intéressent beaucoup.
RépondreSupprimer@ luocine : découvrir un monde auquel on n'aura pas accès, c'est bien.
SupprimerIl faisait partie de la sélection du Prix RTL-Lire de cette année.
RépondreSupprimer@ Alex : je l'ignorais, je ne suis pas vraiment cette actualité, mais au moins ça veut dire qu'il méritait qu'on s'y intéresse.
SupprimerEncore une lecture pour moi! je le verse dans le Pense-bête de Babélio
RépondreSupprimer@ miriam : pense bête qui va déborder? ^_^Je pense que ça te plaira.
SupprimerJe ne connais pas, mais à priori ça ne m'attire pas trop.
RépondreSupprimer@ Philippe : une Belgique loin des clichés.
SupprimerLe côté plongée dans le monde des diamantaires que je ne connais pas me tente bien !
RépondreSupprimer@ Audrey : c'est l'un des plus du livre.
SupprimerJamais fait Anvers et pourquoi pas en roman mais je ne sais pas trop si ce genre d'histoire me passionnera.
RépondreSupprimer@ Fanja : allez hop, direction gare du Nord!!!
SupprimerPas trop tentée, je passe.
RépondreSupprimer@ Géraldine : dommage, mais oui, beaucoup à lire, faut choisir!
SupprimerCe n'est pas trop mon genre de lecture habituellement mais tu as été emballée et c'est un milieu mystérieux ... Je note !
RépondreSupprimer@ Sacha : un milieu bien montré et crédible.
SupprimerL' aspect documentaire a l'air intéressant c'est vrai ce n'est pas un métier courant d'être diamantaire :) mais je suis moins tentée d'en apprendre davantage sur les shtetl de Pologne dont pourtant je ne sais que peu de choses. A voir donc de toute manière il n'est pas (encore) dans ma médiathèque en ville.
RépondreSupprimer@ Manou : La Pologne ne fait que de courtes apparitions.
SupprimerLe contexte m'intéresse et le style pourrait me plaire. Ô surprise, ma bibli l'a en ses rayons... mais je n'en fais pas une priorité avec cette PAL grossissante.
RépondreSupprimer@ Violette : il se lit bien, en tout cas, tu peux le noter (pour plus tard)
SupprimerC'est vrai que le contexte, le milieu des diamantaires contribue beaucoup à l'intérêt du lecteur, on n'y va pas si souvent en littérature. Pour le reste, l'auteur (scénariste) a le sens du rythme et du romanesque, c'est du bon boulot :-)
RépondreSupprimer@ Nicole : encore une fois une bonne découverte prise chez toi... ^_^
SupprimerMoi ça me dit bien :) (Une Comète)
RépondreSupprimer@ Une comète : pas de souci!!!
SupprimerAïe, j'allais le noter sur ma liste et puis j'ai lu les commentaires : l'auteur scénariste, ça ne me rassure pas sur le style...
RépondreSupprimer@ Jenevelle Laclos : en tout cas ça se lit bien, c'est vivant, et on en apprend sans ennui.
Supprimer