Une unique lueur

 


Une unique lueur

Fred Vargas

Flammarion, 2026



Fred Vargas et moi: j'ai quasiment tout lu, sur le blog Quatre d'un coup, puis deux, ceci en août 2017, depuis, hé bien, j'ai tenté Sur la dalle (échec!) mais là ce nouvel opus avait des critiques bien plus positives, et j'ai replongé.

Pour ceux qui découvriraient Vargas et ceux qui l'ont un peu lâché depuis un bout, sachez qu'on se remet bien dans l'ambiance. Je ne me souvenais pas que l'équipe du commissaire Adamsberg était aussi particulière. Tous bons policiers, on n'en disconvient pas, mais il s'agit d'accepter leurs particularités, quitte à ne pas pouvoir refuser le (bon) café et les gâteaux, écouter des rappels historiques ou littéraires, savoir qu'un tel doit dormir. Quant au chat, il se laisse porter à l'étage (un vrai chat, quoi, pour lequel l'humain est un esclave). Mon léger reproche serait qu'on n'a pas franchement l'impression qu'ils fassent avancer l'enquête, laquelle doit tout ou presque à Adamsberg.

Tout démarre avec la découverte d'un corps, une très belle femme déposée délicatement sur un trottoir, vêtue d'une tenue vintage, n'ayant pas souffert. Chez Vargas, pas d'horreurs étalées. Mais tout de même un deuxième corps, avec la découverte d'une possible série, donc il faut agir, mais ça piétine. Les habitués savent qu'il faut accepter les chemins de traverse, les idées qui trottent dans la tête, les réminiscences, les impressions de déjà-vu, tout cela un peut capillotracté parfois, mais le plaisir est bien là, pour qui accepte d'être mené au rythme de l'auteur.

Cela se lit fort agréablement, et je confirme que ce nouvel opus permet (enfin) de retrouver la Vargas qu'on aime. Avec en guest star un certain Charlus.

Avis babelio, Athalie

Le livre dépassant 500 pages je peux participer au Pavé de l'été chez La petite liste

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